Peuples du monde, relevez-vous !

Posté par calebirri le 23 septembre 2011

Nous vivons vraiment une époque incroyable : non contents d’avoir réussi à faire s’effondrer un système qui ne tenait plus qu’à un fil, nos gouvernants tentent aujourd’hui d’en reconstruire un autre encore plus injuste, et cela sous le regard ébahi de tous les peuples du monde, trop abasourdis par les catastrophes qui se déversent en cascades sur toutes nos certitudes conditionnées pour savoir comment réagir.

 

On le voit bien, on le sent bien, le monde que nous avons connu est en train de se transformer à une vitesse incroyable, et les décisions qui seront prises à l’occasion des évènements que nous traversons actuellement détermineront pour longtemps les conditions d’existence des futures générations. Car à travers cette crise c’est bien plus que l’avenir des banques ou celui des Etats qui sont en jeu, et même bien plus que les intérêts des seuls pays riches : c’est le système tout entier qui se trouve remis en cause, l’Histoire de l’humanité toute entière qui sera bouleversée ; c’est-à-dire toutes nos certitudes, tous nos espoirs, toute notre histoire, personnelle et collective qu’il nous faudra remettre en question. Comme je l’évoquais il y a peu, nous sommes en train de nous apercevoir non seulement que nous avons fait fausse route jusqu’à maintenant, mais qu’en plus on nous a délibérément trompés, et que nous avons été les victimes consentantes d’une sorte de mystification collective

 

Tous ceux qui ont bien appris leur leçon, bien écouté ce que les aînés racontaient, qui ont suivi les règles, accepté les limites, tous ceux qui se sont soumis à un système qu’ils croyaient juste et à une idéologie qu’ils croyaient sans faille sont en train de se rendre compte qu’en réalité ils ont été les dindons de la farce : on leur avait promis qu’ils trouveraient du travail, que leurs sacrifices pour acquérir une maison, suivre leurs études, enfin pour “réussir” leur vie “honnêtement” et par leur travail, mais on leur apporte la crise : une crise qui met en lumière les horreurs d’une mondialisation injuste et mortifère à laquelle ils participaient jusqu’à maintenant “sans le savoir”, et qu’on voudrait bien les voir maintenant assumer “en le sachant”. Une crise arrivée comme par hasard, imprévue et soi-disant imprévisible, alors même que tous les opposants critiqués, moqués et ridiculisés pour leur pessimisme persistant la redoutaient bien avant qu’elle ne survienne.

 

Nous nous sommes  faits rouler dans la farine, et nous restons là plantés comme pétrifiés, tels des chats domestiques engraissés par des maîtres inconscients, incapables une fois asservis de se nourrir ou de se défendre seuls. Hébétés devant notre télévision, nous attendons encore qu’on vienne nous vendre une solution “clés en main”. Nous attendons bien sagement de savoir ce que nos dirigeants décideront pour nous, tandis que nos dirigeants réfléchissent, eux, à la meilleure manière de conserver le “statut international” de la nation dont ils ont la charge sans perdre leur pouvoir.

 

Car s’il est bien une certitude dans toute cette histoire, c’est que dans les deux options envisagées pour résoudre la crise, le coût du sauvetage des banques comme de celui des Etats sera pour l’essentiel supporté par le peuple. Il apparaît tout de même assez clairement, aux vues des évènements récents, que ni les riches ni les puissants ne songent à faire d’autres sacrifices que symboliques, et que ces deux forces se sont mises d’accord au moins sur une chose, c’est que le peuple paiera.  Peu importe que l’on sauve les banques pour sauver les Etats ou que l’on sauve les Etats sans sauver les banques, à la fin la facture retombera toujours sur les pauvres.

 

Et si le peuple paiera, c’est parce qu’il n’est pas une force assez puissante pour être considérée comme un acteur de poids dans la négociation. Le peuple n’est qu’un facteur à “maîtriser”, et non pas le souverain qui règne. Ceux qui règnent, ce sont ceux qui imposent leurs choix. Et les preuves de ce mépris vis à vis du peuple, de ce manque de considération de la part des dirigeants, nous les trouvons tous les jours dans les journaux : quand on voit avec quel cynisme on laisse crever les Africains, avec quelle insouciance on laisse les pauvres d’Europe sans soutien, avec quelle force on défait la justice, avec quelle confiance on nous annonce le recul prochain de  l’âge de départ en retraite, avec quelle hypocrisie on refuse de considérer le peuple palestinien, avec quelles méthodes on dirige nos pays, on ne peut que s’inquiéter des choix qui seront pris en notre nom…

 

Rendez-vous compte, on nous annonce désormais la fin de l’euro ou la modification de la Constitution sans éprouver un quelconque besoin d’en référer au peuple, pourtant le premier (et le seul) concerné par les réformes que le gouvernement prend (en théorie) en son nom, et personne ne s’en émeut ? Cela fait maintenant plusieurs mois que tous les signaux sont au rouge, et personne ne s’étonne qu’on ne nous consulte pas, nous le peuple ? Cela fait des semaines qu’on glorifie le “printemps arabe”, et nous sommes encore si peu dans la rue ?

Qu’attendons-nous pour réagir, et refuser ce qui nous attend ? Si le peuple a été si longtemps méprisé, c’est tout simplement parce qu’il n’est pas assez uni, et ne peut être sans cela considéré comme une force. Et pourtant nous sommes une force ! Nous le peuple, nous constituons le seul rempart capable de lutter à la fois contre la finance et la politique. Nous devons être capables d’ouvrir les yeux pour comprendre et refuser d’accepter le monde injuste dans lequel nous vivons, et auquel nous participons de gré ou de force. Nous devons nous rassembler pour dire ensemble et d’une même voix que nous ne voulons plus d’eux, et que nous sommes le peuple souverain. Ce sont “eux” qui ont besoin de nous. Nous, nous n’avons pas besoin d’eux.

 

Nous n’avons plus le droit de nous cacher la réalité objective que met en lumière cette crise, à savoir que dans le capitalisme si le malheur des uns fait le bonheur des autres, le bonheur des uns fait aussi le malheur des autres. Même si nous nous relevons de cette crise dans le cadre du capitalisme, d’autres trinqueront à notre place. La vraie leçon, c’est que les peuples de tous les pays sont victimes du même ennemi, le capitalisme, et de ses deux agents la politique et la finance. Unissons-nous contre eux, et rendons-les inutiles : attaquons les partout où ils sont le plus vulnérables, et mettons-en place les conditions d’un monde meilleur . Autour de cette seule et même revendication, pour tous et partout dans le monde, exigeons la fin de la dictature du capitalisme et la convocation des Etats Généraux pour la création d’une Assemblée Constituante.  Cessez donc vos manifestations corporatistes à des jours différents et pour des motifs de castes pour vous unir derrière un même espoir, arrêtez de signer des dizaines de pétitions pour n’en signer qu’une seule, réclamez à vos élus un référendum d’initiative citoyenne pour appuyer la mise en place de cette Assemblée Constituante, arrêtez de voter pour des corrompus de droite et de gauche pour vous concentrer sur l’avenir et le fonctionnement de l’Assemblée Constituante, n’acceptez d’eux que ce dont vous ne pouvez vous passer, et engagez-vous !

 

Cette mascarade a assez duré, levons-nous, unissons-nous et agissons, pour ne pas que l’Histoire se répète. Nous en avons encore les moyens, alors profitons de cette fenêtre ouverte par la crise pour construire ensemble un autre futur… car à défaut d’être nos juges, nos enfants pourraient bien être nos victimes.

 

Caleb Irri

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Processus constituant : un nouveau point sur le questionnaire et le forum

Posté par calebirri le 27 février 2011

Pas mal  de choses à dire sur le questionnaire, ainsi que sur le forum :

 

Tout d’abord le questionnaire. Le nombre de réponses augmente, bien sûr pas autant que je le voudrais. Je m’aperçois que les résultats augmentent à peu près dans les mêmes proportions à mesure que les réponses arrivent, les problèmes étant souvent les mêmes que ceux précédemment évoqués.

Je récapitule  les résultats intermédiaires :

1_ Les postulants doivent avoir au moins 18 ans

2_ cela peut être n’importe qui sauf les élus

3_ Les Constituants doivent être élus au suffrage universel, ou tirés au sort

4_ ils doivent être défrayés

5_ tous les volontaires doivent être acceptés

6_ 1 Constituant par commune est la réponse la plus importante en nombre, mais la réponse « autre » est juste derrière.

7_ l’Assemblée doit être formée à une date déterminée

8_ les travaux doivent durer autant que nécessaire

9_ l’Assemblée doit se réunir une fois par semaine, ou au moins une fois par mois. Sur internet en majorité, en un lieu fixe tout de même.

10_ des groupes doivent travailler par sujet

11_ la nouvelle Constitution doit être basée sur la « déclaration universelle des droits de l’homme et du citoyen »

12_ tout le monde doit pouvoir participer au contrôle des travaux de l’Assemblée

13_ le peuple participera au moyen d’un site internet participatif, AVEC cahiers de doléances, consultations populaires régulières et par sujets, et des groupes de réflexion.

14_ Les travaux de l’Assemblée doivent être censurés par des votations citoyennes, à l’intérieur desquelles le vote blanc est pris en compte.

15_ les travaux de l’Assemblée doivent être votés sujets après sujet, puis dans sa globalité

16_ cela doit se faire au moyen d’un référendum national

17_ en cas de refus, il faut privilégier la reprise des sujets qui sont rejetés.

Voilà pour les résultats. On voit bien que des problèmes sont soulevés par ces réponses, et je signale que j’ai créé,  à l’intérieur du forum « travaux et débats autour du questionnaire », des sujets destinés à discuter ensemble des points qui posent problème, et pour lesquels il faudra bien trouver un consensus.

Maintenant, il faut évoquer le problème de la diffusion du « groupe de travail sur une Assemblée Constituante », auquel le questionnaire est rattaché : on s’aperçoit vite à quel point influent les liens qui y conduisent, et également à quel point cette visibilité s’estompe rapidement en quelques heures : c’est ainsi qu’internet fonctionne, toute information n’étant pas constamment relayée se meurt. Cette tâche ingrate et rébarbative de « relais », de « média », nous incombe à nous, les participants volontaires et engagés de ce projet. Si chacun des inscrits à ce forum répondait au questionnaire sur l’Assemblée Constituante, la moitié du chemin serait déjà parcouru. Et si chacun des inscrits diffusait le projet sur son facebook, twitter, amis, journaux locaux, repaires, associations et autres moyens de faire circuler, il ne fait aucun doute que le projet s’étofferait rapidement.

Certains ont proposé de relayer le message sur le répondeur de « là-bas si j’y suis », mais peu de volontaires se sont précipités… on attend de voir ce que cela va donner.

Nous pourrions également établir une liste de « médias » susceptibles d’entendre notre appel et d’y faire écho, afin que chacun puisse consulter ou la soumettre localement, à plus petite échelle. Je ne sais si cela est possible dans le cadre du forum, mais un espace dédié à l’élaboration d’une liste de liens pourrait peut-être faire l’affaire.

Pour le reste, je remarque que les discussions risquent de rapidement tourner en rond si du « concret » n’arrive pas rapidement. Beaucoup de bonnes idées sont disséminées ici ou là, et il va devenir difficile d’y accéder. L’idéal serait sans doute un classement organisé des idées ou initiatives intéressantes par sujet, mais ceci risque de prendre du temps… et beaucoup d’énergie.

Pour finir sur une note positive, je voudrais proposer une sorte de « calendrier » du processus constituant : en imaginant que d’ici le mois de mai, avec votre aide et participation, le questionnaire ait enregistré les mille réponses nécessaires à un minimum de représentativité (je rappelle que les sondages nationaux concernant les élections présidentielles ne se fondent pas sur plus de monde), il serait envisageable de procéder à un appel à candidatures dès le premier septembre 2011.

Cela signifie qu’il faudra avoir à cette date rédigé le cahier des charges, la « charte » des Constituants, et l’avoir soumise à référendum. Cette rédaction pourra se faire sur un wikio prévu à cet effet, et c’est à ce moment que le forum devra prendre toute sa place : tous les débats et réflexions , la communication entre la future Assemblée et le peuple, les candidatures et les votations pourront se faire par cet intermédiaire.

En étant optimiste, cela signifie que « l’élection » des Constituants pourrait se tenir début mai 2012, ce qui semble une date symboliquement forte, comme une sorte de pied-de-nez à l’intention de la classe politique.

Je vous proposerai donc un sondage qui sera ajouté sur le forum, pour proposer quelques dates et voir si ce « calendrier » vous paraît cohérent, réalisable ou trop précipité.

Au sujet de la charte donc, il serait bon, à mon avis, d’attendre les résultats définitifs du questionnaire, et c’est pour cela que j’ invite donc une nouvelle fois ceux qui ne l’ont pas encore fait à le remplir : plus nous serons nombreux et plus nous serons représentatifs et donc légitimes, et plus vite cette étape sera terminée, plus vite nous pourrons passer à la suivante.

Caleb Irri

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Les solutions existent : elles passent par la création d’une Assemblée Constituante

Posté par calebirri le 22 février 2011

Nul n’en doute plus à présent, les évènements que vivent actuellement les populations de certains pays sont historiques, et c’est avec l’espoir de grands changements que les opposants à l’autoritarisme se rendent en masse réclamer leurs droits, le plus souvent au péril de leurs vies. Mais derrière l’espoir suscité par cet hypothétique renouveau, les soulèvements populaires qui parcourent notre planète vont devoir se confronter au plus grand défi qui soit : celui de refonder les bases d’une alternative crédible, et ce avant la reprise du pouvoir par l’une des “élites” habituelles, toujours en embuscade.

C’est qu’il n’est pas simple de changer de régime en un instant. Et d’ailleurs, c’est sans doute l’une des premières raisons expliquant la plupart des échecs des révolutions précédentes. Car pour qu’une révolution ait une chance d’aboutir à l’objectif qu’elle s’est fixée, elle doit avoir déjà préparé ce qui suivra, et être capable de le rendre effectif le plus rapidement possible. Que ce soit dans le sens d’une nouvelle dictature ou dans celui d’une démocratie, les institutions nouvelles doivent être prêtes à fonctionner, ce qui implique un grand travail de réflexion préalable. Pour l’instauration d’une véritable démocratie, il ne suffit pas d’un complot réunissant quelques “initiés” dans un endroit glauque, mais plutôt d’une visibilité extrême rassemblant au grand jour un maximum de conspirateurs. Cette réunion, on la nomme “Assemblée Constituante”, car elle est destinée à écrire une nouvelle Constitution, Constitution qui établira les règles de fonctionnement du nouveau régime.

Avant d’en arriver là, la future Assemblée Constituante devra donc être formée, ce qui nécessite une réflexion approfondie sur son mode de fonctionnement, ainsi qu’une légitimité populaire assez large pour rassembler les idées, débattre, s’organiser de la manière la plus démocratique possible. Pour se faire, des nombreuses initiatives existent et ne demandent qu’à se développer, et il suffirait seulement qu’on y croit pour qu’elles se mettent à se concrétiser.

Au départ il y donc un questionnaire. Pour ceux qui n’ont pas suivi cette initiative, vous en trouverez l’explication ici. Ce questionnaire est important, car il représente la première étape du processus constituant. Une fois le nombre de réponses requis atteint, il sera alors possible de dégager de ces réponses (ou parfois des questions, ou propositions) quelques grandes lignes directrices, en même temps que quelques sujets de débats et de réflexions sur certains points qui ne font pas consensus. De ces interprétations et discussions devrait ressortir un texte, sorte de « charte » à respecter par les futurs candidats au poste de « Constituant ».

C’est ici qu’intervient une autre initiative, qui complète et prend le relais du questionnaire, afin de rassembler en un même lieu tous les participants à ce processus : un forum, intitulé “groupe de travail sur une Assemblée Constituante“. Sur ce forum peuvent déjà être débattus les problèmes posés par le questionnaire, débats qui pourraient donc aboutir à la rédaction de la « charte » évoquée plus haut. Un consensus obtenu (à une date fixée, car il faut bien avancer), il serait alors possible de lancer une consultation validant ce texte, pour lancer ensuite un appel à candidatures.

Une fois cet appel à candidatures lancé et une date de clôture définie (une date ou un nombre donc, suivant les réponses au questionnaire), il s’agira alors d’organiser les élections (on verra donc sous quelle forme), et de choisir une date pour le début des travaux de l’Assemblée (une grande réunion par exemple). Je rappelle à cette occasion que la rédaction d’une Constitution n’est pas une mince affaire, car elle déterminera l’équilibre des pouvoirs à venir, les liens entre un éventuel parlement et le gouvernement, les prérogatives de la justice, les modalités d’élections, etc, le tout sans autoriser les faiblesses qui ont permis les abus que nous connaissons aujourd’hui.

Mais si l’écriture d’une nouvelle Constitution doit servir de base au futur régime qui nous gouvernera, il ne faut pas négliger la réflexion sur les principes qu’elle doit incarner, c’est à dire la reprise (ou la refonte) d’une « nouvelle » déclaration universelle des droits de l’homme et du citoyen, capable d’intégrer les véritables enjeux et problématiques de notre temps. J’avais déjà tenté d’imaginer à quoi elle pourrait ressembler (ici), mais la création d’une sorte de « wikio » sur le sujet pourrait permettre d’engager une réflexion plus globale, plus universelle, plus participative sur les valeurs que la future Constitution devra défendre. Il ne faut pas oublier que les lois seront votées selon les règles définies par la Constitution, et les principes selon lesquels elle a été rédigée en sont donc l’essence même. Cette réflexion peut s’engager dès maintenant et devra être soumise à l’attention de l’Assemblée Constituante, parallèlement, conjointement et en accord avec ses travaux.

 

Lorsque les travaux de l’Assemblée seront engagés, il serait bon également d’étudier les “modèles” de Constitution dont nous disposons, ainsi que les travaux en cours actuellement, comme ceux du PlanC  de monsieur Chouard, avec sa “wikiconstitution” et son forum spécialement dédiés

Il faudra aussi trouver le moyen de faire la « navette » entre les citoyens et l’assemblée, afin que les deux parties soient informées des actions des uns et des autres, ce qui peut s’exercer au moyen des cahiers de doléances faisant remonter les revendications « locales », et d’une sorte de « bulletin d’information » sur les travaux en cours, participatifs, et consultables par tous.

Lorsque l’Assemblée sera élue et les débats engagés, il ne nous restera plus qu’à mettre en place les votations (toujours sur internet ?), et choisir une date pour le référendum qui clôturera les travaux de l’Assemblée Constituante.

Après cela, nous pourrons enfin, avec calme mais avec la force d’une légitimité accordée par un peuple souverain, exiger le départ de ceux qui l’ont usurpé pendant tant d’années… et commencer à rêver- pourquoi pas ?- d’offrir aux peuples une nouvelle voie, celles qu’ils décident de tracer les uns avec les autres, et plus les uns contre les autres.

Mais en attendant, il faut nous engager, et cela commence peut-être par un simple questionnaire, comme creusant le premier sillon d’un champ immense dont la qualité de la récolte dépendra :les solutions existent, il ne nous reste plus qu’à les réaliser.

 

Caleb Irri

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A propos du questionnaire sur l’Assemblée Constituante

Posté par calebirri le 13 février 2011

Bonjour,

 

Malheureusement, et comme cela était prévisible, le questionnaire sur la mise en place d’une Assemblée Constituante n’a pas rassemblé les “foules” que je souhaitais, et je le regrette. Après quelques tentatives d’explications introspectives, je me suis interrogé sur la manière de rendre attractif un tel projet, et surtout de faire en sorte qu’il ne soit pas trop rébarbatif à remplir.

 

Ne voulant pas admettre que le questionnaire lui-même serait la cause du désintérêt général, j’ai préféré rester positif et réfléchir aux moyens d’en améliorer la diffusion. J’ai bien sûr tout fait pour le proposer à des personnalités dont je pensais les opinions accessibles à mes arguments démocratiques, mais le silence y a répondu de manière éloquente : c’est à croire qu’il est impossible de mettre tout le monde d’accord, ne serait-ce que sur la méthodologie à employer pour y parvenir.

 

Nous sommes pourtant nombreux sur le net à réclamer à la fois la mise en place d’une telle Assemblée et l’union des forces désirant un véritable changement des institutions de ce pays. Je n’ai bien sûr pas de remède miracle, et je ne souhaite pas non plus faire un “porte à porte” virtuel pour les convaincre tous de se rassembler.

 

Alors pour l’instant, je me suis contenté de lancer le questionnaire original (avec ses imperfections) en ligne sur internet, à l’adresse qui suit : questionnaire sur l’Assemblée Constituante
J’espère qu’il sera plus agréable à utiliser, et qu’il se développera mieux que par téléchargement.

Je vous invite une nouvelle fois à le diffuser le plus largement possible, car une information qui n’est pas relayée se meurt.

Si par un heureux hasard les réponses recommençaient à venir, il me sera possible, avec un peu de patience, de débattre des questions qui ne font pas consensus à travers un forum qui sera destiné à éclaircir les avis.

 

En attendant, je vous remercie de votre attention

 

Caleb Irri

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Un point sur le questionnaire

Posté par calebirri le 7 février 2011

Bon. Cela fait maintenant quelques deux semaines que j’ai mis en ligne un questionnaire concernant la méthodologie à employer pour la mise en place d’une Assemblée Constituante. Comme je le prévoyais, les réponses ne se bousculent pas dans ma boîte mail, mais cela ne m’inquiète pas : cela viendra.

J’ai tout de même reçu quelques réponses, et je reste convaincu que même imparfait, ce questionnaire n’est pas si mauvais. J’ai pris un peu de temps pour mettre tout cela en perspective, et pour le moment il est difficile de tenter d’en ressortir quoi que ce soit de réellement probant, bien que quelques tendances semblent tout de même pouvoir être décrites.

 

Tout d’abord, il faut garder en mémoire qu’à chaque question se trouve la possibilité de proposer une autre réponse que celles prévues, et que plusieurs options peuvent être sélectionnées pour une même question. J’ai fait ce choix dans un soucis d’ouverture au dialogue, et il est évident que pour certaines questions, la case « autre (préciser) » sera majoritaire. Dans un premier temps je les considérerai comme ne faisant pas consensus, ou à discuter. Si toutefois les propositions se rejoignent en un même point de manière récurrente, il faudra sans doute modifier le questionnaire, ce qui n’est pas infaisable.

 

Il faut savoir cependant que plus il y aura « d’avis uniques », et moins l’exploitation des réponses sera aisée. Il faut donc être un minimum « consensuel », dans le sens positif du terme, à savoir trouver un terrain d’entente acceptable.

 

Pour le moment, il semblerait qu’il y ait débat sur le nombre de volontaires acceptés, ainsi que sur le nombre de constituants à élire, et qu’une date doive être choisie pour former l’Assemblée Constituante. Il faudrait réfléchir à cette possibilité, qui permettrait d’une part d’attirer du monde sur une échéance fixe, et d’une autre de marquer positivement les esprits sur la concrétisation de ce projet. Il faudrait déterminer (pourquoi pas par le biais d’un sondage « interne »- ceux qui ont déjà répondu?, ou d’une question supplémentaire sur le questionnaire à ce sujet ) si cela peut se faire dans 6 mois, un an ou plus ?

 

Il ressort également que le contôle populaire des travaux de l’Assemblée doit être effectué par tous, et que ceux-ci doivent être discutables à la fois sur internet et dans un lieu fixe. Les cahiers de doléance semblent aussi demandés, et pourraient peut-être se retrouver sur le site après avoir transité en des lieux fixes (commités locaux?). Les consultations citoyennes peuvent se faire aussi par ce biais. La votation citoyenne étant je pense l’élément le plus certainement exigé par la plupart.

 

Au sujet de la validation des travaux de l’Assemblée, le référendum national sera je crois également indispensable, il restera à en fixer les modalités. En ce qui concerne le rapport à la Constitution actuelle ou à la déclaration universelle des droits de l’homme et du citoyen, il faudra creuser la réflexion, car de cela dépendront beaucoup de choses.

 

Pour le reste, il me faudrait plus de réponses pour en faire une projection valable, et je vous invite à faire vivre ce projet autour de vous pour qu’il puisse prendre de l’ampleur. Evidemment,  la visibilité de celui-ci est très faible, et sans doute cette initiative est loin d’être parfaite. Mais je suis convaincu qu’il ne tient qu’à notre volonté de la faire évoluer, et grandir. Votre concours est indispensable, et votre aide la bienvenue.

 

J’en profite pour vous faire part d’un forum qui aborde le genre de questions que soulève cette première ébauche d’interprétation, et sur lequel on peut échanger les avis. il se trouve à l’adresse : http://laconstituante.forumgratuit.fr
et vient de se mettre en route.

 

Bien sûr, si vous avez des idées ou des suggestions n’hésitez pas, elles seront les bien venues.

je reviendrai vers vous bientôt, lorsque la matière sera plus importante.

 

Merci

 

Caleb Irri

http://lavoiedespeuples.unblog.fr/2011/01/23/assemblee-constituante-un-questionnaire-pour-commencer/

 

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Assemblée Constituante : un questionnaire pour commencer

Posté par calebirri le 23 janvier 2011

La plupart de ceux qui s’intéressent quelque peu à « la chose publique » conviennent que les règles de fonctionnement de notre pays, comme celle de la plupart des démocraties actuelles, ne suffisent plus à garantir les droits des peuples, et doivent par conséquent être modifiées.

 

Partant de ce constat, mes réflexions m’ont conduit jusqu’ici, c’est à dire à l’absolue nécessité de transformer les règles qui régissent les comportements des citoyens en rédigeant une nouvelle Constitution, à la fois plus juste et plus libre. Cette nouvelle Constitution doit être l’aboutissement d’un processus constituant susceptible d’être accepté par tous, et proposée in fine au suffrage universel direct.

 

Mais en attendant, l’Assemblée doit être créée, les règles de son fonctionnement définies, ses objectifs déterminés. Pour atteindre la mise en place de cette Assemblée Constituante, plusieurs outils existent, et le référendum d’initiative (vraiment) populaire en est un. Malheureusement, il est certain que les résistances politiques et institutionnelles ne jouent pas en la faveur d’une telle réalisation, et que le désintérêt de la plupart de nos concitoyens est à mettre au crédit de la subtile propagande des ennemis de la démocratie.

 

Nous possédons pourtant de très bonnes initiatives qui aident à réfléchir depuis longtemps à cette nouvelle Constitution, et internet se trouve sans doute être (pour le moment du moins) le meilleur allié de cette réflexion collective, participative et citoyenne. Ce qu’il manque désormais, entre le constat de la déviance de notre démocratie et les propositions de nouvelle Constitution, c’est l’organe qui fait le lien entre eux. Il nous faut donc créer cette Assemblée Constituante de manière à ce qu’elle soit « légitime », et ce sans attendre le bon vouloir politique qui ne viendra sans doute qu’une fois le travail accompli, ni sans espérer l’intérêt immédiat d’une population déjà largement occupée par sa subsistance quotidienne…

 

J’ai proposé il y a peu une méthodologie pour la mise en place d’une telle Assemblée, afin de poser les bases d’une réflexion sur ce qu’elle peut, ou doit être dans la réalité. Bien entendu ces questions ne suscitent ni l’intérêt ni la curiosité de tous, et il me paraît donc indispensable d’aller plus loin dans les propositions.

 

J’ai donc décidé de me prendre en main, et de rédiger un questionnaire concernant la mise en place d’une Assemblée Constituante, de la manière la plus pragmatique et la plus ouverte possible. Ce questionnaire comporte 19 questions, reprenant plus ou moins la méthodologie proposée dans mon article précédent.

Il est destiné à servir de base de travail pour étudier l’opinion de tous ceux qui se sentent intéressés par le sujet, et proposé à tous ceux qui le veulent, selon des règles que je voudrais expliciter ici, afin qu’on les puisse contester en retour.

 

Tout d’abord, je dois dire que ce questionnaire est téléchargeable à la fin de l’article présent (ou sur un de mes blogs), en format Word. Il comporte donc les 19 questions, et un nombre différent de réponses possibles. Il n’en faut choisir qu’une par question, sachant qu’il est possible d’utiliser, au cas où aucune des propositions ne satisferait le lecteur, la case « autre (préciser) ».

 

L’objectif de ce questionnaire est ambitieux, car il vise à obtenir un millier de participants, qui devront y inscrire leurs nom et prénom, ainsi que leur adresse email, et aussi répondre à toutes les questions pour qu’il soit valable. Les réponses me seront communiquées en retour au travers de mon email, calebirri@hotmail.fr.

Bien sûr cette façon de procéder peut paraître injuste ou aléatoire, car en réalité seuls les plus intéressés seront amenés à se prononcer, et non représentatif car basé sur un nombre peu élevé de participants. Mais il faut bien être conscient du fait que la mise en place d’une Assemblée Constituante doit être le fait de citoyens engagés, motivés et surtout, intéressés par un sujet qui, pour nombreux, semble loin de leurs priorités, ou volontés, ou possibilités.

 

Ensuite, il faut bien se rendre à l’évidence, tous ne pourront  ni ne voudront participer, et mille personne est déjà une performance. Quand on sait que les sondages nationaux sont réalisés sur plus ou moins le même nombre de citoyens « représentatifs », on ne peut décemment critiquer la représentativité toute aussi subjective de ce questionnaire : au moins ici, nous serons certains que les participants répondront avec intérêt.

Je vais donc dès aujourd’hui lancer ce questionnaire, et attendre patiemment les retours, que j’espère nombreux et sérieux, car cela nous concerne tous. J’ai pour le moment décidé de m’arrêter arbitrairement à mille personnes, mais si toutefois l’initiative prenait, rien n’empêche d’aller plus loin. J’étudierai aussi les réponses que je rendrai publiques à intervalles réguliers, et si des problèmes, des suggestions ou des critiques récurrentes me sont faites en nombre, je les soumettrai à discussion.

Enfin, il sera temps, plus tard, de réfléchir à un appel à candidature pour la créer effectivement, mais nous n’en sommes pas encore là…

Ce questionnaire n’est évidemment pas parfait, et il n’est là que pour servir de base de travail, en espérant qu’elle soit la plus exhaustive possible. Constatant qu’en l’absence d’une première méthode « clés en main » les choses n’avançaient pas, je me suis lancé un peu à l’aveuglette, et il se peut que de nombreuses choses soient à modifier. Nous verrons bien.

 

En attendant, j’espère également qu’en voyant les choses avancer, le sondage sur la nécessité de la mise en place de cette Assemblée Constituante va également s’en trouver justifié, car il serait une légitimité populaire supplémentaire, presque indispensable pour convaincre et l’opinion publique, et par ricochet la classe dirigeante qui devra bien s’y ranger à la fin.

 

Je suis ouvert à toute proposition, remarque ou critique, et vous laisse maîtres de ce qui adviendra de ce projet.

 

Caleb Irri

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http://calebirri.unblog.fr

Assemblée Constituante : un questionnaire pour commencer dans Assemblée Constituante doc Questionnaire Assemblée Constituante

(il faut faire « clic droit » et ensuite « enregistrer la cible du lien sous » )

 

Vous pouvez désormais y répondre en ligne, si tout se passe bien, en suivant ce lien : Questionnaire pour une Assemblée Constituante


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Assemblée Constituante : une proposition méthodologique

Posté par calebirri le 9 janvier 2011

Créer une Assemblée Constituante est le rêve inavouable de millions de citoyens désireux de voir changées les règles du jeu qu’on nous impose un peu partout dans le monde. Bien conscients que les contre-pouvoirs prévus pour lutter contre les dérives autoritaires ont échoué, certains que la Constitution ne suffit plus à garantir leurs légitimes revendications de justice et de sécurité, sentant dans leur chair que leurs droits ne sont plus respectés, ils ont compris que le capitalisme avait dévoyé les principes fondateurs de la démocratie, et rendu obsolète la déclaration des droits de l’Homme et du citoyen.

 

Aujourd’hui, ce sont presque tous les articles de cet admirable texte qui sont piétinés, détruits, anéantis. Ce texte, censé servir de base à la rédaction de toutes les Constitutions dites « éclairées », a été peu à peu vidé de son sens au travers des âges, jusqu’à ce que la Constitution parvienne à laisser faire le contraire de ce pourquoi elle a été rédigée. Il nous faut désormais en faire une autre, capable de ne pas tomber dans les mêmes excès que ceux que nous subissons aujourd’hui. Car si le texte fondateur paraît plein de bonnes intentions, la réalité que nous offre sa pratique constitutionnelle laisse plus qu’à désirer.

 

Alors bien sûr il est aisé de se laisser aller à l’idée qu’en ré-écrivant une autre Constitution, nous pourrions régler à la fois les deux plus grands problèmes de notre monde actuel : la corruption financière de nos politiques et la misère d’un très (trop) grand nombre de personnes.  A travers une alliance naturelle et logique pour la conservation du pouvoir en un très petit nombre de mains, les riches et les puissants sont liés jusqu’à ne faire plus qu’un, si bien qu’ils organisent eux-mêmes les conditions de leur puissance : car en achetant les politiques, les puissants obtiennent le pouvoir de changer les lois, lois qui permettent de contrôler l’opinion à travers la possession de médias, qui permettent de subventionner la finance, de réduire les droits des travailleurs, de protéger les tricheurs, de mettre à l’abri les voleurs et les menteurs,  afin qu’ils deviennent toujours plus riches et plus puissants…

 

Comment faire alors pour mettre fin à ce cycle infernal ? Mettre la tête de nos gouvernants au bout de piques ? J’entends souvent ce genre de folie du désespoir. Et puis après, on installe une autre dictature ou on continue à s’étriper ?

D’autre part on sait bien que nos dirigeants ne nous laisseront pas l’occasion de changer de Constitution : pour peu qu’elle soit bien faite, elle ferait perdre aux plus puissants leur puissance, aux plus riches leur richesse, aux menteurs et aux voleurs tomber leur masque. Comment se sortir de ces deux alternatives inutiles ?

et bien créons-là nous-mêmes, cette Assemblée Constituante ! Puisqu’elle est censée remettre le citoyen au coeur de la démocratie en redonnant au peuple son véritable pouvoir, il faudra bien enfin que le citoyen se préoccupe de la chose publique. Puisque nous savons la classe politico-financière corrompue, qu’avons-nous besoin d’elle pour que le peuple décide ce qui lui semble être bon pour lui-même ?

 

Il n’est besoin que de méthode, et la chose est peut-être plus simple qu’il n’y paraît : en réalité c’est à des questions simples qu’il s’agit de répondre, comme je vous le soumets ci-dessous .

 

Afin de mettre en place cette Assemblée Constituante, il convient de définir :

I / Le rôle des Constituants

1_ L’âge des postulants(16, 18, 20, 30 ans ?)

2_ Les postulants (n’importe qui ?)

3_ Les modalités d’élection (élus ou tirés au sort ?)

4_ Le statut social des postulants (rémunérés, défrayés ou bénévoles ? Inéligibles par la suite ou pas ?)

II / La formation de l’Assemblée Constituante

1_ Le nombre de volontaires acceptés (1000, 10000 ou tous ?)

2_ Le nombre de Constituants participants (10, 100 ou 1000 ?)

3_ Le mode de formation de cette Assemblée ( à une date prévue ou une fois le nombre de candidats établi ?)

III / Le fonctionnement de l’Assemblée Constituante

1_ Déterminer la durée du processus constituant (6 mois, 1 an ou 2 ?)

2_ Définir les modalités de réunion de l’Assemblée (toutes les semaines ou tous les mois ? Sur internet ou en un lieu fixe ?)

3_ Définir l’organisation du travail de l’Assemblée (des groupes travaillant par sujet, ou par département, ou par région ? A partir des doléances du peuple ou des propositions de l’Assemblée, ou les deux à la fois ?)

4_ Etablir le cahier des charges à remplir par l’Assemblée (reprendre le squelette de l’actuelle Constitution ou en créer un nouveau ? Se baser sur la déclaration des droits de l’homme ou en rédiger une autre ?)

IV / Le contrôle des travaux de l’Assemblée par le peuple

1_ Les moyens de participation du peuple au projet constituant (par le biais d’un site internet, de référendums, de publications ?)

2_ Le droit de veto du peuple sur l’avancement des travaux de l’Assemblée (des votations à intervalles réguliers, des groupes de réflexion consultés, des spécialistes confrontés ?)

3_ Les modalités de validation du projet de l’Assemblée par le peuple (par référendum à la majorité plus une voix, ou aux deux tiers ? Proposé à l’adoption sujet par sujet ? à la fin du processus constituant, ou à plusieurs reprises durant le processus ?)

4_ La procédure en cas de rejet des travaux de l’Assemblée (faut-il tout recommencer, ou faire d’autres propositions ? Réélire de nouveaux Constituants, attendre de nouvelles doléances ?)

 

Nous n’avons pas besoin d’eux, et nous pouvons commencer dès maintenant. Il nous suffit de nous remettre à penser, et de prendre quelques minutes pour répondre à ces quelques questions, en fonction de ce que nous croyons être le plus juste pour tous, indépendamment de notre condition personnelle. Nous pouvons en débattre, et nous laisser un peu de temps pour cela. Ensuite il faudra agir, et choisir une méthodologie qui fait consensus. Une fois un nombre conséquent de citoyens prêts à s’engager dans la chose publique, il sera aisé de dégager un panel de volontaires suffisamment large pour qu’il puisse en ressortir une base militante et agissante assez solide pour mener à bien ce projet.

 

Je vous invite donc une fois de plus à venir « signer » l’appel de « la voie des peuples », et à ne pas négliger l’influence qu’aurait le soutien des parlementaires sur l’opinion : si nous arrivons à les convaincre de la justesse du projet, alors ils en convaincront d’autres.

 

En attendant, il nous reste à développer les outils nous permettant d’engager le processus constituant, et je vais m’atteler d’ici peu à la mise en place d’un questionnaire permettant de faire réagir les volontaires à cette proposition méthodologique. Les idées, propositions ou critiques sont évidemment les bienvenues…

 

Caleb Irri

 

http://lavoiedespeuples.unblog.fr

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Quand le peuple a perdu jusqu’à la confiance en lui-même…

Posté par calebirri le 3 janvier 2011

Cela fait maintenant presque trois semaines que j’ai lancé un nouveau blog, « la voie des peuples », censé attirer et rassembler les voix citoyennes autour d’un projet simple, à savoir l’obtention d’un référendum concernant la mise en place d’une nouvelle Assemblée Constituante, destinée à créer une nouvelle Constitution.

 

Je savais dès l’origine les difficultés d’aboutir à un tel projet, et à vrai dire je ne m’étonne pas du peu d’émules que mon blog à suscités jusqu’ici : la diffusion d’un blog dépend de sa visibilité sur le net, et la visibilité dépend elle-même de la diffusion du blog. Cela peut paraître insoluble en théorie, mais la pratique ne s’en contente heureusement jamais !
Cependant il y a une chose dont je n’avais pas pris la mesure, à savoir les réactions à ce projet qui, loin de susciter l’approbation que j’attendais naïvement, attire au contraire les moqueries, le mépris ou l’indifférence. Ce n’est pas je crois l’idée en elle-même qui déplaît, mais plutôt le scepticisme et le défaitisme ambiants qui, dans la grande majorité des cas, l’emporte sur le réalisme supposé de l’action proposée : en effet, l’idée d’appeler presque 5 millions de personnes à se prononcer sur un blog rend compte du problème de comportement des masses, qui se trouve être théorisé en psychologie des foules par une relation mathématique complexe et contradictoire, à savoir qu’il existe un seuil, invisible, de retournement de l’opinion. En dessous d’un certain nombre (élevé) de participants à une action, un mouvement s’appuyant sur les masses n’a aucune chance de se développer ; mais s’il dépasse un certain seuil critique, alors tous ceux qui n’osaient pas se joindre au mouvement de peur de se voir minoritaires s’y rassemblent, sans qu’il n’y ait d’autre logique comportementale que celle du nombre, qui naturellement appelle la force.

 

C’est comme avec l’histoire du Bankrun, qui récemment a réussi à donner un bel exemple des possibilités offertes par internet, et par là même du seuil de retournement de l’opinion : au départ simple engagement citoyen lancé en forme de défi, le site ayant répercuté et transformé l’idée de Cantona en appel à l’action concrète s’est développé en à peine un mois et, dans les quelques jours précédant la date prévue, a réussi à engranger plus de 300 000 visites en très peu de temps. Le phénomène de « buzz » a fonctionné de la même manière que tous les autres mouvements : au départ méprisé et moqué, ce projet fut médiatisé en même temps que sa crédibilité augmentait, et sa crédibilité augmentait de par sa médiatisation : plus il y avait de visites, plus il y avait de visites.

 

Avec « la voie des peuples », le problème de sa diffusion est similaire, et les critiques qui en sont faites s’éteindraient d’elles-mêmes si le mouvement s’inversait : car les réticences d’aujourd’hui sont « l’opinion générale », alors qu’elles s’annihileraient d’elles-mêmes si « l’opinion générale » s’inversait. Ceux qui imaginent qu’un tel projet est voué à l’échec parce qu’il ne sera pas diffusé ne vont pas le diffuser, et ceux qui pensent que les gouvernants ne seront pas sensibles à la force du nombre ne créeront pas la force de ce nombre. Ceux qui croient impossible de vaincre les résistances d’une démocratie truquée l’affaiblissent encore, et ceux qui ne font pas confiance en la raison populaire ne lui donnent aucune chance de la voir se développer.

 

Car en réalité, l’ensemble des critiques qui me sont adressées sont les mêmes que celles adressées aux autres propositions, et proviennent en général de personnes dont les opinions sont « proches » de celles critiquées. Cela tourne autour des « yaka faut kon », des « ça n’intéresse personne », ou encore des « ça ne marchera jamais » et « ils sont trop forts ». Mais le fait est que ces critiques sont en réalité le symptôme de la même maladie, c’est à dire le manque de confiance accordée au peuple. Le problème semble devoir se poser ainsi : le peuple est trop stupide pour voter correctement, car il est conditionné à devenir stupide et servile depuis son enfance. Par conséquent, le faire participer à la « chose publique » revient à se soumettre aux volontés gouvernementales qui entretiennent l’incapacité de jugement de leur population. Il ne sert donc à rien de l’écouter, car il finira par voter comme en Suisse !

 

Pour ces critiques, une révolution populaire ne serait valable qu’au cas où la population serait déjà « éduquée », « déconditionnée » (ou conditionnée autrement ?) pour voter « bien ». Ce qui est impossible sans révolution préalable de l’éducation. On tourne en rond, on se mord la queue.

 

Mais cette manière de penser est bel et bien le seul frein à tout changement, et fait en plus le jeu de ceux qui veulent nous faire croire que rien ne peut changer. En effet comment espérer un quelconque changement si personne ne commence ? Comment croire en la démocratie sans croire en la capacité du peuple à se libérer de ses chaînes par lui-même ?

 

Il faut bien voir pourtant que les mensonges et les duperies de nos gouvernants sont chaque jour un peu plus perceptibles, et que le « pouvoir d’achat » est une donnée fiable qu’on ne saurait indéfiniment truquer : au bout d’un moment, nous finissons bien par nous apercevoir que le compte n’y est pas.

Et quand nous voyons que trois millions de personnes sont capables de se rendre dans la rue, alors que personne n’y croyait vraiment, alors pourquoi le double ne se rendrait-il pas sur internet ? Vous pensez que tout cela ne sert à rien ? Mais que se serait-il passé si le mouvement de grève avait perduré, ou que le nombre de participants ait été plus grand ? Que se serait-il passé si tous avaient retiré leur argent de la banque au même moment ?

Personne bien sûr ne le sait, mais tout le monde en revanche devrait savoir ceci : c’est le défaitisme de ceux qui n’y croient pas qui engendre l’échec, et non pas l’échec qui engendre le défaitisme.

 

Sans la confiance du peuple en lui-même, rien ne sera effectivement possible. Je ne sais pas comment la lui rendre autrement qu’en la testant nous-mêmes, individuellement confiant en la collectivité, et peut-être qu’à force d’auto-persuasion la limite numéraire que j’évoquais plus haut pourra être dépassée. Si par exemple ceux dont la volonté est plus grande que la peur, ou l’optimisme plus grand que le fatalisme, ne transmettaient le message ne serait-ce qu’à dix personnes de leur entourage qui en feraient de même, alors nous pourrions aller plus loin que les stupides messages promettant un bonheur « magique » ou une “bonne santé” surnaturelle. Car si la peur engendre le mal, la confiance peut l’anéantir. Ne faisons pas l’erreur de nous laisser aller à la peur, et sachons reprendre confiance. Nous avons jusqu’en 2012 pour cela.

 

Caleb Irri

http://calebirri.unblog.fr

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A propos du référendum d’initiative populaire

Posté par calebirri le 28 décembre 2010

@ tous.

tous ici êtes là pour quelque chose. si vous avez lu l’article, c’est pourtant que malgré tout, quelque part, vous savez qu’il faut faire quelque chose pour que tout cela cesse, et vous devez bien sentir que la seule voie possible est celle de la démocratie, c’est à dire le gouvernement par le peuple et pour le peuple. évidemment aussi la solution que je propose n’est sans doute pas la meilleure, mais qu’attendez-vous alors pour agir ? c’est tellement dommage de voir que le temps passe et que tout empire sans qu’on ne fasse rien !

alors voilà, comme j’ai répondu ailleurs aux mêmes critiques, je vous laisse le même message :

Je ne suis pas surpris de me faire taxer de « naïf », mais bien plus par les réactions défaitistes qui ne cessent de dénigrer toute initiative reposant sur le peuple. Si personne ne veut croire qu’un changement soit possible, je me demande comment vous pouvez tous continuer à vivre sans sombrer dans la dépression la plus totale, ou le suicide collectif.

 

Mais si les citoyens eux-mêmes ne sont plus capables de croire en leur force, effectivement il n’y a pas grand chose à faire. Que croyez-vous donc ? que lorsque j’invite 4,5 millions de personnes à participer à un sondage sur un misérable blog, je crois réellement que les foules vont se précipiter en masse pour dire « super, on n’y avait pas pensé ! » ??

 

non bien sûr, et encore moins qu’un quelconque gouvernement, de gauche comme de droite, puisse accepter de mettre en place un tel référendum…

 

alors pourquoi faire cela ?

 

Et bien parce qu’il n’y a pas trente six solutions ! L’autre étant le recours à la violence ou au terrorisme, je suis désolé de sembler encore une fois « naïf », mais ce n’est pas comme cela que j’entrevois ni la démocratie, ni une base légitime pour établir un nouveau gouvernement…. Il ne reste donc que la révolte douce et citoyenne des masses, qui devraient être en mesure de comprendre que loi ou pas loi, si 4,5 millions d’individus, soutenus par 200 parlementaires, arrivaient face au gouvernement munis de leurs signatures, ils auraient plus de poids qu’en allant brûler des voitures ou crier dans un mégaphone.

 

Le jour où des millions d’individus seront décidés à faire bouger les choses eux-mêmes, peu leur importera d’avoir l’aval du gouvernement ou pas : ils créeront eux-mêmes leur Assemblée Constituante, et personne ne pourra les arrêter. Bien sûr à ce moment là tout le monde suivra sans piper mot, et même ceux qui n’y croyaient pas.

 

Mais en attendant, ce sont ceux-là mêmes qui se plaignent qui ont cessé d’agir, alors qu’au lieu de lamenter sur la méchanceté de nos élus, ils devraient voter, au moins comme ça, au cas où, et faire passer le message.

 

Si vous mêmes ne vous sentez pas impliqués dans le changement, il n’arrivera pas c’est certain : quand on fait quelque chose on n’est pas certain de réussir, mais quand on ne fait rien on est sûr d’échouer.
Caleb Irri

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Changer la République, par Bernard29

Posté par calebirri le 26 décembre 2010

Je vous souhaite bon courage pour réunir les 4,5 millions de signatures et aussi ^popiur passer le filtre du parlement.

Depuis 2006, je me bats pour un pacte démocratique et voici ce que je propose dans le cadre des présidentizelles de 2012.

Pour un nouvel âge démocratique

Les seules prétentions de ce pacte démocratique 2012, pour les présidentielles, sont ;

- de favoriser la participation électorale et le développement de l’esprit civique
- d’assurer un renouvellement constant du personnel politique
- de clarifier les fonctions des élections nationales (présidentielle et législatives)
- d’instiller des éléments de démocratie directe et d’instaurer un contre pouvoir citoyen.

Il s’agit d’un pacte proposé aux candidats à la présidentielle qui s’engageront à faire un référendum constitutionnel par l’article 11, après l’ élection. Car même si le parlement est en capacité de rénover la démocratie, il ne le fera pas. C’est entendu.

12 propositions pour 2012

1) Non cumul des mandats
Art 1) – « Les mandats nationaux, régionaux et départementaux, ne peuvent se cumuler qu’avec le simple mandat de conseiller municipal».
Art 2) – « Nul ne peut être éligible à plus de deux mandats successifs pour la même fonction hormis celle de conseiller municipal ».

2) Calendrier électoral
les législatives se dérouleront au mi-terme de la mandature présidentielle.

3) Dose de proportionnelle à l’Assemblée Nationale
(permettre l’expression des minorités au parlement)

4) Statut de l’élu ;
(éligibilité, indemnités, conflits d’intérêt et modalités..)

5) Un Sénat citoyen
en remplacement du Sénat actuel et du CES national (supprimés)
(rôles de contrôle, d’information, d’études et d’enquêtes, avis)
(sénateurs tirés au sort entre les parmi les conseillers municipaux de base)

6) Renforcement des pouvoirs des Cours des Comptes
(contrôle et suivi – travail en liaison avec les Chambres des citoyens)

7) Référendum d’initiative citoyenne
(organisé pendant l’élection présidentielle sur les sujets des pétitions ayant obtenues au moins 1 à 1,5 millions de signatures)

8) Reconnaissance du vote blanc
si à un scrutin, on obtient 50 % de votes blancs, le scrutin sera à refaire

9) Réforme des institutions décentralisées
Création d’une Chambre des citoyens à chaque niveau (région, département, ville). Fonctions de contrôle et d’information. A la Région en remplacement du CESR, membres tirés au sort parmi les conseillers municipaux de base. Ville et Département, parmi les électeurs volontaires du corps électoral correspondant.

10) Référendum locaux
à l’occasion des élections, référendums sur les questions d’intérêt local ayant fait l’objet de pétitions recueillant des signatures d’au moins 5 % du corps électoral correspondant.

11) Maisons de citoyens et de la participation civique.
(dans chaque ville, avec une politique de sensibilisation et de formation aux droits et devoirs du citoyen, aux libertés publiques, aux contrôles démocratiques.

12) Droit de vote aux étrangers aux élections locales
(étrangers en situation régulière en France depuis plus d’un an)

mon blog ; http://changerlarepublique.over-blog.com/

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