référendum d’initiative populaire : nous n’avons plus d’excuses

Posté par calebirri le 24 décembre 2010

Lorsqu’on réfléchit à la situation de notre monde, il n’est pas rare de sombrer dans le désespoir le plus profond tant le réel nous semble impossible à transformer. Pourtant les initiatives sont nombreuses, les propositions foisonnent, et les êtres regorgent de ressources qui devraient nous forcer à l’espérance : il existe des solutions, et il ne tient qu’à nous de les mettre en pratique.

 

Bien sûr le travail à accomplir est incommensurable, et les résistances sont immenses. Mais la solution est simple : il s’agit de faire un référendum d’initiative populaire, afin que les peuples puissent prendre part à la conduite de leur destinée, et décident de la voie qu’ils désirent emprunter.

 

J’ai déjà écris il y a peu sur le sujet, en regrettant vivement l’absence de loi organique précisant les modalités de tenue de ce référendum d’initiative populaire. Une fois de plus j’ai pu me rendre compte du pessimisme ambiant, et surtout du manque flagrant de confiance accordée par le peuple à la classe politique dans son ensemble : pour la plupart c’est perdu d’avance. C’est vrai que tout semble fait pour nous conduire sinon à la lassitude, du moins à l’inaction : la vie quotidienne et son incroyable fugacité, les problèmes nationaux et internationaux, les enjeux économiques et sociaux, les incohérences juridiques, l’infinie complexité législative… tout est si difficile à appréhender, à comprendre, qu’il est certainement plus simple d’abandonner notre pouvoir à nos élus que de l’assumer nous-mêmes.

Mais aujourd’hui plus qu’hier, après l’adoption du projet de loi sur ce fameux référendum d’initiative populaire, nous n’avons plus le droit de nous laisser aller. Bien sûr cette adoption ne règlera pas tout, et ce référendum n’en demeure pas moins en réalité un référendum d’initiative « parlementaire », qui peut se retrouver rapidement annihilé par le jeu parlementaire habituel. Mais qu’à cela ne tienne, le peuple est souverain ! en contraignant nos parlementaires à lancer cette initiative, nous avons le pouvoir d’exiger un référendum sur la volonté de la part du peuple d’obtenir une Assemblée Constituante, et même de faire jouer en notre faveur les failles constitutionnelles qui nous ont nui jusqu’à maintenant : au-delà d’un certain délai pour l’examen de la proposition de loi, un référendum est exigé. Qu’il en soit donc ainsi.

 

Je propose donc à tous de venir se rassembler autour de cette volonté commune, loin des clivages politiques, et exiger la tenue d’un référendum d’initiative vraiment populaire, concernant la mise en place d’une Assemblée Constituante destinée à établir les bases d’une nouvelle Constitution.

 

C’est par le biais d’un sondage que seront comptabilisées les voix citoyennes, et je ne vous cache pas que la tâche est ardue, car c’est plus de 4, 5 millions de votes qu’il faut atteindre pour justifier de notre légitimité. N’hésitez donc pas à répercuter ce message, et surtout à faire vivre l’espoir de véritables changements dans notre pays, et peut-être ailleurs aussi.

 

Ensuite, et pour coller à la législation en vigueur, je propose également un texte, une « lettre ouverte aux parlementaires« , afin que tous  les citoyens engagés puissent la soumettre à signature de leurs élus, et jugent ainsi de leur engagement démocratique : la liste des signataires, ainsi que des non-signataires, sera affichée publiquement.

 

Je vous invite donc tous à cesser le fatalisme pessimiste qui nous paralyse, et à faire entendre dès à présent votre voix par cet intermédiaire, à l’adresse « http://lavoiedespeuples.unblog.fr »

 

Nous n’avons plus d’excuses, il faut reprendre la route : cela ne dépend plus que de nous.

 

Caleb Irri

http://calebirri.unblog.fr

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NOUS VOULONS LA DEMOCRATIE, PAS LES PRESIDENTIELLES par Michel Peyret

Posté par calebirri le 21 décembre 2010

 

Michel Peyret 17 décembre 2010

Merci de signer et de faire signer le texte ci-dessous :

NOUS VOULONS LA DEMOCRATIE, PAS LES PRESIDENTIELLES ! ( projet de texte )

Nombre d’entre-nous parmi les plus âgés ont, en 1958 et en 1962, répondu à l’appel du PCF et ont dit NON lors des référendums qui visaient à faire avaliser les institutions de la 5ème République, dont l’élection du Pt de la République au suffrage universel.

Pour eux, il s’agissait de dire NON à l’instauration d’un pouvoir personnel au service de la classe capitaliste. D’autres disaient que ces institutions visaient à installer une sorte de monarchie élective. Et rappelons-nous de celui qui parlait de « coup d’Etat permanent ».

En matière de coup d’Etat, la continuité, comme en d’autres domaines, est bien assurée ! En 2005, le peuple français a majoritairement récusé les institutions européennes regroupées dans le TCE. La majorité des forces politiques a ignoré ce vote, l’a en quelque sorte considéré comme illégal et une nouvelle mouture du TCE, le traité de Lisbonne a été approuvée par la majorité des députés et sénateurs. Ainsi, la majorité des représentants du peuple a voté contre les décisions du peuple souverain. C’est bien un coup d’Etat qui a été perpétré contre la souveraineté du peuple. Et depuis Victor Hugo on sait que le coup d’Etat ne peut être accepté, c’est un crime !

Depuis 2005, à la faveur des institutions maintenues, en permanence des décisions contraires aux intérêts du peuple ont été prises. Dernièrement encore, le projet de réformes des retraites a été adopté alors que plus de 70% d’entre-nous demandaient son retrait pur et simple. Et 72% d’entre-nous considérons le capitalisme comme négatif ! Aussi les élections prévues par les institutions de ce système sont-elles de plus en plus massivement boycottées, entre autres manifestations d’opposition.

Les gérants de « droite » et de « gauche » du capitalisme prennent peur. Ils précipitent les préparatifs de la prochaine élection présidentielle, veulent mettre le peuple français devant le fait accompli de la perpétuation du système dont le peuple ne veut plus. Car la preuve a été faite depuis 1958 que ces élections préfabriquées ne permettent pas de rompre avec le système et ses malfaisances qui se perpétuent.

Ce système a fait son temps. L’urgent, aujourd’hui, c’est d’en finir avec ces démocraties dévoyées ! L’urgent, aujourd’hui, serait de prendre les décisions qui permettraient pleinement au peuple d’assumer le plus démocratiquement possible ses responsabilités ! L’urgent, aujourd’hui, c’est d’instaurer une véritable souveraineté populaire permettant au peuple de décider véritablement de son avenir.

NOUS, SOUS-SIGNES, EXIGEONS QUE LE DEBAT NATIONAL SOIT ENGAGE SUR CES IDEES : ( nom, prénom, qualités…) ( michel.peyret@gmail.com )

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lettre ouverte aux parlementaires : contre la rigueur imposée au peuple

Posté par calebirri le 19 décembre 2010

Madame, monsieur,

Vous avez été élu pour servir les intérêts du peuple, et ne devez votre statut qu’à sa volonté. Si vous croyez encore en la démocratie, vous devez reconnaître que le peuple est souverain, et qu’il a le pouvoir de décider de la voie qu’il veut suivre. Mais si ses droits sont inscrits dans la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen, ses devoirs le sont également, et les vôtres aussi : vous devez lutter contre ceux qui attaquent notre démocratie, quand bien même ils se trouveraient de votre bord politique.

Aujourd’hui, le peuple estime que le Gouvernement qu’il a choisi ne lui convient plus, et constate que les alternatives qu’on lui propose ne sont pas satisfaisantes. La crise économique et sociale que nous traversons va plus loin qu’une simple question nationale, ou même européenne, et le peuple prend peu à peu conscience que les Institutions qui régissent le monde ne fonctionnent plus d’une manière appropriée : il désire en changer.
Ce n’est pas seulement changer de gouvernement qu’il nous faut,  mais bien plutôt construire une nouvelle Constitution car, comme le reconnaît l’article 16 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme et du Citoyen, « Toute Société dans laquelle la garantie des Droits n’est pas assurée, ni la séparation des Pouvoirs déterminée, n’a point de Constitution ». Il existe pour ce faire un moyen extrêmement simple, qui consiste à mettre en place une Assemblée Constituante, validée par la volonté du peuple, c’est à dire par un référendum. Cette solution ne doit pas vous effrayer, car elle ne remet en cause ni votre attachement idéologique, ni même votre engagement personnel : elle prouverait simplement votre soumission à la véritable démocratie, c’est à dire le gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple

Nous savons tous qu’au delà de votre fidélité à un parti vous êtes avant tout des êtres humains, et des citoyens. Et que vous aussi sentez l’accroissement des injustices qui se font chaque jour un peu plus grandes.
Pour ne pas devenir les complices d’un système qui ne respecte plus les buts pour lesquels il a été conçu, vous vous devez de vous engager, d’une manière ou d’une autre. Le peuple vous invite donc à signer ce texte « Contre la rigueur imposée au peuple », afin que nous puissions nous faire une idée du camp dans lequel vous vous situez, au delà des partisaneries habituelles. L’Histoire retiendra votre engagement, et participer à l’élan du peuple ne doit pas vous faire peur. Que vous soyez de droite ou de gauche importe peu, car seul le peuple est souverain.

Réfléchissez bien, et agissez en toute conscience. L’invitation qui vous est faite aujourd’hui sera envoyée à tous les parlementaires, et soumise à leur consentement, ou à leur refus. L’absence de réponse avant un mois sera considérée comme un refus, et une liste de réponse sera affichée sur la place publique, par l’intermédiaire d’un site internet consultable par tous (http://www.assemblee-constituante.fr).
Le peuple a décidé de reprendre sa destinée en main, et vous le fait savoir. Il faut désormais choisir votre camp : celui de la démocratie, ou bien celui du mépris de la volonté du peuple.

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lettre de diffusion

Posté par calebirri le 15 décembre 2010

Bonjour,

Je vous écris pour vous faire part d’un projet qui me tient à beaucoup à coeur et qui, si j’en crois l’ambiance actuelle, devrait en intéresser plus d’un : réclamer et mettre en place une Assemblée Constituante, en rassemblant les volontés, les projets alternatifs et les initiatives de divers horizons.

Pour ce faire, j’ai créé il y a quelques jours un nouveau blog intitulé « La voie des peuples« , qui propose un sondage simple (en lieu et place, pour le moment, d’une pétition) dont la question est : « désirez-vous la mise en place d’une assemblée constituante libre et indépendante, dans le but d’écrire une nouvelle Constitution ? » : et les deux seules réponses possibles « oui » ou « non ».

Deux textes conduisent à ce sondage, dont un appel, « internautes de tous les pays, unissez-vous ! », et un autre intitulé « la voie des peuples« 

En proposant dans un premier temps aux internautes de se rassembler, de communiquer et d’agir pour obtenir cette Assemblée, devraient être rédigés un modèle de lettre destiné aux parlementaires afin qu’ils s’engagent à soutenir sa mise en place, ainsi qu’un autre texte dans lequel les futurs candidats à la présidentielle de 2012  se soumettent à cette exigence.
Dans un second temps, devraient suivre également des propositions concrètes quant à la méthodologie à employer pour la mise en place et le fonctionnement de l’Assemblée Constituante, ainsi que le lancement d’un appel à candidatures pour la concrétiser.

Vous savez certainement comment fonctionne internet, et à quel point le développement d’un projet comme celui-ci est difficile à soutenir : il lui faut une large et constante diffusion.

Ce blog n’étant pas un blog d’actualité, il doit pour fonctionner être relayé constamment par ses lecteurs, et c’est dans ce but que je vous sollicite.
Si les objectifs que ce blog défend vous intéressent, et que vous voulez les voir se réaliser, alors je vous invite à bien vouloir diffuser soit cette lettre, soit les deux textes cités plus haut, ou même tout simplement le lien de ce blog. L’idéal serait que chacun puisse créer une sorte de « bouton » s’il possède un site ou un blog, afin de montrer son adhésion et son engagement à cette action, ou que quelques uns la portent sur les réseaux sociaux. Que d’autres traduisent, critiquent, conseillent, racontent, créent, enfin que tous les volontaires participent à cette action, pour obtenir enfin le respect des droits qui nous sont dus : ceux de choisir et de décider, librement et en toute conscience, de notre destinée commune.

Fait sur internet, le 14 décembre

Caleb Irri

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article 11 : faisons exister le référendum d’initiative populaire

Posté par calebirri le 12 décembre 2010

Le référendum d’initiative populaire était une des grandes promesses de campagne de monsieur Sarkozy, et a du étonner jusqu’aux électeurs de droite eux-mêmes : mais il n’empêche,  cette mesure a bel et bien été adoptée en même temps que la réforme constitutionnelle de 2008 (oui, celle qui met le président -et ses collaborateurs ?- hors d’atteinte de toute attaque judiciaire).

 

Bon. adoptée oui. mais regardons quand même de plus près. qu’en est-il exactement de cet article 11,  qui passerait presque pour une mesure “d’arriérés communistes” sur le retour soixante-huitard ?

 

Et bien au départ, on y croirait presque. Rien que l’appellation est en soi une provocation digne de la plus belle double-pensé. un référendum d’initiative populaire… la démocratie réelle, quoi ! un dixième des électeurs (environ 4,5 millions) soutenus par un cinquième des parlementaires (184), et le peuple obtient en théorie le droit à un référendum, en bonne et due forme. Mais en pratique les choses se compliquent un peu : en réalité il s’avère que le référendum d’initiative populaire n’est pas à proprement parlé “d’initiative” populaire, mais bien plutôt parlementaire puisque l’initiative prend la forme d’une proposition de loi. Ce n’est donc pas comme je le disais juste au dessus, mais exactement le contraire : l’initiative ne peut venir que des parlementaires, auxquels s’ajoute ensuite le soutien populaire.

 

Ensuite, les choses ne s’arrangent pas : car même en cas de referendum d’initiative “parlementaire”, cette demande de référendum n’aboutit donc véritablement qu’à une proposition de loi, qui si j’ai bien compris, doit ensuite être validée par l’ensemble du parlement…pour que le référendum ait lieu ? Non, justement, pour qu’il n’ait pas lieu ! car si le texte est rejeté (ou accepté modifié) par la majorité des parlementaires (comme cela se produirait aujourd’hui si une telle initiative était lancée), pas de référendum !

 

Mais ce n’est pas fini, car à ce moment le texte devient moins précis : il semblerait qu’au bout d’un certain délai (fixé par une loi organique), le président soit contraint de soumettre à référendum la question posée par l’initiative “populaire”. Ce délai, ainsi que les conditions d’exécution de celui-ci, doivent donc être définis par une loi dite “organique” pour que l’article 11 entre en vigueur… ce qui n’a jamais été fait ; une arnaque de plus !

 

Cela signifie, en d’autres termes, que l’article 11 de la Constitution, qui nous promettait une expression démocratique  appréciable, serait obsolète, caduque, inutile. Impossible de le mettre en place tant que cette loi organique n’est pas rédigée, ce qui j’imagine ne sera jamais fait… et pour cause : imaginez donc ce qui se passerait autrement : un référendum d’initiative véritablement populaire, exigeant la mise en place d’une assemblée constituante, ou la démission du gouvernement actuel. Que l’on pose au peuple la question de savoir s’il ne souhaiterait pas la possibilité de tracer lui-même la voie qu’il désire emprunter…

 

Mais puisque la loi nous empêche d’accéder à la Constitution pour faire valoir nos droits, pourquoi ne pas profiter de cette illusion pour la dénoncer, et prendre les devants sur celle-ci ?

 

Puisque le référendum fait peur aux gouvernants, puisqu’il n’est pas suivi d’effets quand il est organisé, pourquoi ne pas l’organiser nous-mêmes, pour ensuite être en mesure de l’opposer à nos élus ? si l’on réussissait à obtenir les soutiens décrits dans le texte constitutionnel, ne pourrions-nous pas être en mesure d’exiger qu’il soit mis en place ? et que penser d’un gouvernement qui nous le refuserait ?

 

Nous sommes nombreux à vouloir que les choses changent, et il nous est possible de les faire changer. Exigeons un référendum, et faisons le appliquer. Nous verrons bien, alors, si la démocratie veut encore dire quelque chose.

 

Caleb Irri

http://calebirri.unblog.fr

 

 

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Bankrun 2010 : que va-t-il se passer le 7 décembre ?

Posté par calebirri le 12 décembre 2010

Si vous pensez à la sortie d’un nouveau jeu vidéo, c’est sans doute que vous regardez trop la télé, mais que vous n’avez pas retenu son titre. Mais si vous pensez à retirer votre argent de la banque, c’est qu’alors quelque chose est très certainement en train de se produire. Surtout si vous y pensez non pas pour soutenir le mouvement, mais bien parce que vous commencez à vous demander comment faire si cela se produisait vraiment.

 

Et oui, petit à petit l’idée fait son chemin… par sur mon blog bien sûr, mais ailleurs, un peu partout sur la toile. Mais il se pourrait bien que cette idée se réalise tout de même, et c’est tant mieux !

 

Mais il faut revenir sur cette affaire, qui représente parfaitement le potentiel d’internet et des réseaux sociaux, le ras-le-bol des peuples, la force du nombre, la stupidité du système… et par dessus tout sa fragilité. Car si tout se passe comme je l’avais imaginé, alors la peur seule suffira à créer la panique du système financier, qui pourrait s’avérer fatale non pas du fait des retraits massifs, mais bien plutôt d’une médiatisation qui la rendrait potentiellement “véritable”.

 

Je voudrais cependant attirer l’attention sur “l’après-7 décembre”, au cas où une telle initiative marcherait : exiger une banque citoyenne, comme le font les deux auteurs du “manifeste” en question, est à mon avis la plus grosse des erreurs : une banque ne peut pas être citoyenne. Elle peut être moins pire, mais pas “bonne”. Il ne faut pas se tromper de combat. C’est le capitalisme dans son ensemble qu’il faut combattre, car les banques ne sont que les fruits naturels de ce système. Ce qu’il faut donc exiger n’est pas la fin des “méchants” capitalistes, mais la fin du capitalisme tout court. Et nous n’en sommes pas encore là.

 

Car il faut bien se rendre compte des conséquences induites par un tel mouvement : mettre en péril un système financier déjà fragile est une action importante qu’il ne faut pas prendre à la légère. La paralysie créée par ce mouvement n’a pas vocation à fragiliser encore plus les plus faibles, d’autant qu’on ne sait pas encore comment réagiront et les autorités bancaires, et les autorités de l’Etat.  Quand j’évoquais “la peur des banques”, il ne s’agissait pas de créer le chaos, mais plutôt d’exercer une sorte de chantage destiné à faire prendre conscience et au peuple de la force qu’ils représentent quand ils sont unis, et aux gouvernants que leur pouvoir et leur argent ne provient que de nous, les “petits”.

 

Voilà pourquoi le 7 décembre il ne faut pas gâcher notre “coup d’avance”, celui dont je parlais dans “une grève générale pas comme les autres“. Ce mouvement ne doit pas être une fin en soi, mais plutôt le début de “quelque chose”. Il ne doit pas “saboter” un système que nous ne savons pas par quoi remplacer, mais servir au retour de l’imposition de la volonté du peuple, pour qu’on lui trouve une alternative.
Quand nous serons face à notre guichet de banque le 7 décembre, il ne faut pas croire que les banques vont se laisser “détrousser” comme cela, sans réagir : ils peuvent fermer les guichets, sécuriser les entrées, interdire les retraits, pénaliser les découverts… et une fois l’argent retiré, que fera-t-on le mois suivant ? il est un peu trop tôt pour crier victoire et se laisser déborder par ce doux rêve d’un monde où les banques font faillite, car elles nous entraineront avec elles…

 

Alors que bien organisée, cette action peut tout à fait être beaucoup plus productive : imaginez que le 7 décembre ne soit qu’une mise en garde, un ballon d’essai destiné à prendre le contrôle des évènements. Tous allons retirer nos espèces au guichet, mais pas seulement. Il faut prévenir que cette action n’est pas un coup d’épée dans l’eau, mais un avertissement lancé non pas seulement aux banques, mais au gouvernement lui-même. Il faut qu’il sache que nous savons désormais par quel moyen l’attaquer, et que nous pouvons à tout moment reproduire la chose….

 

Il n’y aura qu’à regarder les cours de la bourse ce 7 décembre. Que les centaines de milliers de personnes qui chaque jour subissent les flux et reflux du CAC40 à la télé ou à la radio se réjouissent ce jour-là, pour constater les fruits de leur victoire. Qu’ils comprennent que le jeu du système n’est pas mathématique mais psychologique : nous pouvons leur faire peur, et cette peur peut suffire à les faire tomber.  Et si toutefois ce mouvement se produisait réellement, alors les cours chuteront. Inévitablement. Et cela sera le signe qui permettra d’une part de montrer à tous les peuples des autres nations qu’il est possible de se révolter, et d’une autre que nous pouvons changer les choses nous-mêmes, sans attendre des miracles qui n’arriveront pas.

 

Ce sera alors le moment de faire marcher le chantage dans le sens inverse de d’habitude, et d’exiger du gouvernement ou sa démission, ou de sa soumission aux désirs du peuple. Nous pourrons alors demander l’arrêt des réformes injustes qui nous oppressent de plus en plus, ainsi que la mise en place de comités de réflexion destinés à nous proposer d’autres solutions. Nous pourrons faire valoir nos droits à une véritable démocratie, et réclamer la tenue des Etats généraux, de la création d’une assemblée constituante, pour une nouvelle constitution plus juste et plus humaine. En cas de refus, il sera possible de remettre en route un nouvel appel, avec encore plus de poids.

 

Alors le peuple aura retrouvé sa liberté, et sa dignité : il aura repris sa destinée en marche, et pourra éclairer le chemin des autres, tous ceux qui comme nous, ne veulent plus supporter les injustices du monde comme il va. Le 7 décembre ne doit pas être une fin, mais un commencement.

 

Caleb Irri

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Wikileaks, Bankrun 2010, Plan C : ce que nous permet (encore) internet

Posté par calebirri le 12 décembre 2010

Dans un précédent article, j’ai déjà fait mention du potentiel d’internet, un outil révolutionnaire capable de diffuser la propagande gouvernementale partout et tout le temps, comme de permettre l’éclosion d’une révolution des mentalités susceptible de faire trembler la plupart des gouvernements.

 

Or il se trouve qu’aujourd’hui la véritable guerre pour (ou contre c’est selon) la liberté ait déjà commencé sur internet, et qu’elle tourne (pour l’instant du moins) à l’avantage des peuples. Il est à ce propos intéressant de constater à quel point « les peuples » semblent aujourd’hui mener cette guerre sur deux fronts qui se mélangent naturellement, j’ai nommé la classe politique et l’oligarchie financière. L’illusion que ces deux organes travaillent au bien être des peuples est en train de tomber, et il ne m’étonnerait guère que ceux-ci finissent rapidement par se mettre d’accord sur l’adoption rapide de mesures coercitives de surveillance et de contrôle de la toile, comme avec le traité ACTA.

 

Car ce à quoi on assiste en ce moment est tout de même assez incroyable : en quelques jours à peine se rejoignent pour moi les trois facteurs déterminants capables de pousser les peuples à se révolter.

 

Tout d’abord il y a la mise en lumière des mensonges de nos dirigeants à travers l’affaire Wikileaks, qui ouvre la voie à la possibilité d’un grand déballage « protégé », puisque les sources sont (du moins paraît-il) à l’abri de toute menace. Et bien qu’apparemment les révélations diffusées ne concernent que quelques informations « mineures », le fondateur de ce site est désormais un homme « à abattre ». Car au delà de ces révélations, c’est tout le système occulte qui nous gouverne qui se trouve en danger : à partir du moment où ce genre d’actions est possible, les gouvernements ayant peur de voir leurs petites « combines » dévoilées vont se dépêcher d’adopter des législations les empêchant de se reproduire. D’autant qu’à cette occasion on devra aussi sans doute s’interroger sur la « libre circulation des personnes », car ce monsieur qui voyage beaucoup mais dont les infos sont stockées n’importe où est presque insaisissable… comment fermer la porte sans fermer la fenêtre ? Qu’adviendrait-il si les citoyens se rendaient compte qu’il est possible de dénoncer les exactions de leurs dirigeants sans risquer de se voir punir ? ce sont toutes les ficelles du système qui seraient à terme visibles par tout un chacun… ainsi peut-être que la fin de la domination de quelques uns sur le plus grand nombre.

 

Ensuite il y a le fameux « Bankrun » organisé le 7 décembre, et qui en moins de deux mois a déjà franchi de nombreuses frontières. Comment un tel mouvement aurait-il pu se diffuser se rapidement, si loin et si fort sans internet ? Ces réseaux sociaux que tout le monde critique, ces blogs que tout le monde croit éphémères, ces happening que tous jugent stupides, ces twitts que l’on dit inutiles peuvent en fait se révéler être des armes libératrices, pour peu qu’on les utilise en ce sens. Comme une sorte de « bouche à oreille » virtuel, les informations pour le rassemblement citoyen et engagé vont aussi vite que les nouvelles de la rupture de telle ou telle star, et sont véritablement capables de faire changer le rapport de force qui oppose le peuple à ses dirigeants. Et en ces temps de crise, alors qu’on demande d’encore plus grands sacrifices à ceux qui souffrent déjà, l’internet a de quoi effrayer les gouvernements les plus sûrs d’eux.

 

Et enfin on trouve aussi sur la toile de nombreuses initiatives destinées à la mise en place d’alternatives plus ou moins utopiques pour remplacer le système actuel, un peu dans le genre de celles que je voulais voir fleurir ici, et qui ne pourraient exister autrement que grâce à internet. Pour ceux qui me lisent régulièrement, vous devez savoir à quel point la tenue d’Etats Généraux pour une nouvelle constitution me tenait à coeur, et il se peut que le site que j’appelais de mes voeux existe déjà, et depuis un moment : il s’appelle le Plan C, et appelle à la participation de tous à la reprise en main de notre destinée commune, à travers la rédaction d’une nouvelle constitution véritablement démocratique. J’en reparlerai bientôt ailleurs, mais une chose est déjà sûre : c’est que sans le support exceptionnel que nous fournit internet, de telles initiatives seraient impossibles, et nous serions bien alors coincés pour de bon.

 

Car en effet sans internet libre il devient impossible de s’informer « autrement » (sans la censure), de dénoncer les injustices, de diffuser ces informations, de se rassembler pour réfléchir, et aussi pour agir. En quelques jours nous est démontrée la puissance d’internet, le seul média libre qui existe encore, et qu’il faudra protéger à tout prix. L’internet rend possible d’éveiller les consciences endormies de propagande en les informant des actions de leurs dirigeants, qui ainsi discrédités se voient affaiblis. Il permet ensuite de rassembler les mécontents qui discutent des moyens de revendiquer leurs désaccords avec le gouvernement, et ouvre enfin des perspectives sur la manière d’organiser la société d’une autre manière, plus juste et plus démocratique. Tous les ingrédients d’une révolution citoyenne, pacifique et légitime sont réunis ici, sur internet. Conservons le pouvoir sur ce dernier espace de liberté qui nous est encore accordé, et utilisons-le à bon escient. Mais ne nous réjouissons pas trop vite de nos victoires : la riposte des ennemis de la liberté ne tardera pas…

 

Caleb Irri

http://calebirri.unblog.fr

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Bankrun 2010 ou le symbole du dysfonctionnement capitaliste

Posté par calebirri le 12 décembre 2010

C’est étrange, mais bien réel : une idée lancée avec force et conviction peut faire du bruit jusqu’au plus haut des Etats… et même faire peur aux banques, réellement. Mais depuis quelques jours, en même temps qu’est médiatisée cette idée de retirer notre argent de la banque le 7 décembre, les économistes de tous bords expriment leur scepticisme quant aux bienfaits d’une telle action.  Pour certains elle sera un échec cuisant inévitable, pour d’autres un pas de plus vers le gouffre qui nous attend. Et tout cela à coups d’arguments impossibles à vérifier tant la chose est nouvelle : en réalité, personne ne sait pas ce qui peut se passer.
Tout d’abord, il faut dire que ce mouvement, quelque peu spontané et non “professionnalisé”, n’a sans doute pas pris tous les paramètres en compte (mais qui le pourrait ?), ni même imaginé toutes les conséquences que pourrait avoir la réussite d’un tel mouvement. Car contrairement à ce que disent la plupart des commentateurs, la réussite du mouvement ne se jouera pas dans l’effondrement (ou pas) des banques, mais bien plutôt dans l’esprit des citoyens qui, par cette action, en viennent à se poser les vraies questions. Et elle est là, la vraie révolution. Les citoyens (qu’ils soient haut placés dans l’échelle sociale ou pas), en arrivent à discuter des conséquences d’une telle action, si elle se réalisait “pour de vrai”. Pour les gens “en haut”, cela signifierait le chômage pour les plus faibles, la fin des crédits, le défaut des banques… mais surtout la fin de leurs bénéfices justement faits sur le dos des “petits”, par la plus-value qu’ils dégagent de leur travail. Comme si on pouvait encore croire que les premiers se soucient du sort des seconds autrement que par la relation « dominant/dominé » qu’ils entretiennent…

 

Ensuite, il en est certains qui imaginent que ce sont les “gros » qui trinqueront, en évoquant que la banque est le soutien de l’économie, et que l’affaiblir serait comme se tirer une balle dans le pied. Mais qu’en ont à faire les centaines de milliers de personnes à qui le crédit est refusé, à qui les découverts s’augmentent d’agios toujours plus importants ? Il ne s’agit pas que quelques millionnaires retirent leurs millions, mais que les “petits” retirent tout ce qu’ils peuvent, c’est à dire tout ce qui reste (ou pas) une fois l’essentiel des prélèvements automatiques effectués. Retirer son découvert ne va pas vous rendre plus pauvre, et vous les aurez de toutes les façons dépensés comme d’habitude, avant de les avoir pu rendre. Votre prochain salaire comblera votre découvert précédent, et ce sera comme d’habitude, ou presque : car pendant ce temps-là, la banque ne se sera pas fait d’argent sur votre dos, en prêtant l’argent qu’elle a créé pour vous le prêter mais qu’elle n’a pas en réalité non plus (mais qui lui permet de réaliser, 24h/24, d’immenses bénéfices).

 

Mais enfin, répondrons les économistes forts savants, si vous empêchez la banque de gagner des sous sur votre dos, alors elle gagnera moins, et fera donc moins de crédits, moins d’emplois et blablabla… Et puis quoi encore? Il faudrait donc se laisser plumer jusqu’au bout, en laissant tout ce qu’on peut à la banque pour qu’elle nous donne, peut-être un jour, l’occasion d’avoir un prêt qu’il faudra rembourser avec moult intérêts, et puis en plus la remercier de l’avoir fait?

Il faudrait donc laisser les banques s’en mettre plein les poches avec notre argent, au titre qu’elles font (quand même) des emplois ? mais combien pourrait-on faire d’emplois supplémentaires si au lieu d’exiger 15% de rentabilité les actionnaires n’en demandaient que cinq? n’y aurait-il pas alors plus de crédits octroyés, plus d’emplois et blablabla ?

Non, cela est trop facile ! autant s’avouer vaincu dès maintenant et dire “faites de moi votre esclave”, et n’en parlons plus ! vouloir sauver les banques est appauvrir le peuple (et sa descendance), mais vouloir les couler c’est aussi l’appauvrir ? je crois qu’il y a une des deux propositions d’erronée, n’est-ce-pas ? Ou alors nous sommes perdants quoi qu’il arrive, et c’est cela qu’il faut retenir de cette réflexion…

Alors que faire ?

Et bien c’est là toute la question. Si tous ceux qui le peuvent retirent leurs quelques euros de la banque en même temps, de la même manière que les petits ruisseaux font les grandes rivières, la banque ne pourra pas suivre, car elle n’a en réalité que peu de liquidités (fonds propres) en sa possession. Tout le reste n’est qu’argent fictif, et c’est bien là toute la contradiction, toute la fragilité du système. C’est là que repose l’illusion de richesse de nos nations dites « développées », toute l’arnaque dont les peuples sont victimes : les banques se font de l’argent réel sur le dos de l’argent fictif qu’elles nous prêtent à des taux scandaleusement élevés, et ne gagnent leurs immenses bénéfices que grâce à la réalité de l’exploitation des petits salaires contraints de payer plus lorsqu’ils sont plus pauvres.

En retirant notre argent de chez eux, les petits ont justement plus à gagner que les gros : la banque est à la merci des premiers qui, s’ils retiraient jusqu’à leur découvert, la laisserait en faillite rapidement. Et s’ils ne venaient pas rendre cet argent ? Et si le mouvement se développait partout et prenait de l’ampleur ?

Ce n’est pas alors une action stupide ou dangereuse mettant en difficulté une ou deux banques, mais bel et bien le résultat de la prise de conscience des peuples qui diraient ensemble qu’ils refusent de continuer à jouer à ce jeu de dupes. C’est tout le système qui se retrouverait menacé d’effondrement, et les rapports de force qui seraient ainsi transformés… à l’avantage du peuple.

Et quoi qu’on en dise, à choisir entre le chaos imposé par nos dirigeants ou la révolution proposée par les citoyens, je préfère encore la seconde possibilité. A nous seulement d’en faire quelque chose de constructif, de positif : les moyens existent, et il faudra bien un jour qu’on se décide à les utiliser.

 

Caleb Irri

http://calebirri.unblog.fr

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La voie des peuples

Posté par calebirri le 12 décembre 2010

Les peuples sont en colère. Ils sont en colère parce qu’ils savent que le monde ne suit pas la bonne direction, et que ses dirigeants ne veulent pas écouter leurs plaintes. Ils savent aussi que ces mêmes dirigeants les ont trompé, asservi, conditionné. Et ils reconnaissent en être les premiers coupables, du fait de leur passivité.

 

Mais aujourd’hui, ils ont compris. Ils ont compris que dans le jeu qui se joue actuellement,  ils seront la seule et unique victime. Et ils le refusent. Ils désirent retrouver leur liberté, celle de conduire eux-mêmes leur propre destinée. Conscients de leurs fautes et de leurs faiblesses, ils ont aussi compris que la planète était fragile, et qu’ils n’étaient en réalité qu’un seul et même peuple. Ils ont compris que le système qui devait nous apporter le bonheur universel a failli ; et que loin d’être capable de nous l’apporter, il nous a plutôt conduit aux excès les plus néfastes pour lui-même : la misère, la haine, la guerre et puis surtout la peur.

 

Il faut que cela cesse, et que la peur change de camp : les moyens existent. Grâce à internet, il est désormais possible pour les peuples de communiquer, et d’agir ensemble, partout et en même temps. Cette liberté, nous le savons tous, n’est que temporaire, car elle fait peur pour ces mêmes raisons. Mais pour le moment elle existe toujours, et il faut nous en saisir, car les peuples doivent pouvoir décider par eux-mêmes de la voie qu’ils désirent emprunter ; c’est sans doute une de leurs dernières chances.

 

Pour faire entendre leur voix et faire respecter leur volonté, les peuples ont décidé d’agir.

Ils exigent par la présente la formation, dans les plus brefs délais, d’une Assemblée Constituante destinée à écrire une nouvelle Constitution, à la fois plus juste et plus humaine.

Dans le cas où cette légitime exigence ne serait pas suivie d’effets, les peuples s’engagent à recourir dès à présents aux moyens suivants, ensemble ou séparément :

Premièrement, l’extension du « bankrun » à l’ensemble des pays , de manière à pouvoir peser sur nos dirigeants par l’intermédiaire du système qui les domine eux-aussi, les banques.

Deuxièmement, le conditionnement de leurs suffrages lors de la prochaine échéance électorale à l’existence de cette proposition constituante dans le programme des futurs candidats.

Troisièmement, la mise en place d’une pétition nationale pour réclamer la création de cette assemblée, dont les résultats serviront d’exigence légitime auprès de nos élus actuels, et du gouvernement lui-même.

 

Cette pétition sera mise en place, pour l’instant,  sous la forme d’un sondage dont les termes seront les suivants :

 

désirez-vous la mise en place d’une assemblée constituante libre et indépendante, dans le but d’écrire une nouvelle Constitution ?

 

pour en savoir plus, rendez-vous à l’adresse suivante : http://lavoiedespeuples.unblog.fr

 

Caleb Irri

http://calebirri.unblog.fr

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Organisons nous-mêmes notre constituante

Posté par calebirri le 11 décembre 2010

Comme l’ont signalé des le début nos antiques philosophes, l’idéal pour un gouvernement consiste à séparer les personnes qui ont écrit les règles de fonctionnement de la société d’avec celles qui auront la charge de les faire respecter. Cela signifie que, pour la mise en place d’une assemblée constituante, il est important de ne pas autoriser ceux qui la forment à prétendre à une quelconque responsabilité ultérieure, pour qu’ils n’aient aucun intérêt à en détourner le sens.

 

De ce principe découle la chose suivante : puisque d’une assemblée constituante nous avons besoin, et qu’elle ne doit pas être compatible avec la politique, alors le problème des autorisations légales est en réalité réglé : nous n’en avons plus besoin !

 

cela fait des mois que tout le monde dit ce qu’il faudrait faire, et en attend toujours de ses élus ou d’autres pour le faire. moi le premier. mais aujourd’hui cela suffit. nous pouvons, et même devons faire cela nous-mêmes seuls. nous avons toutes la cartes en main, et il n’est besoin que de temps pour cela.

 

Dans un premier temps nous pourrions envisager de réfléchir au nombre de « constituants » que nous désirons avoir. comme point de repère, il faut savoir qu’en Islande la population est d ‘environ 370000 personnes, et que l’appel à candidature se limitait à mille. mais que 537 ont répondu. dessus étaient « élus » 25 à 31 personnes. faut-il appliquer les mêmes proportions ?  nous avons le temps d’en discuter, mais que cela ne nous empêche pas d’appeler à la candidature : vous pouvez dès maintenant envoyer votre candidature, à l’adresse que je vous soumettrais quand vous vous serez enregistré. nous nous arrêterons à mille candidatures (si seulement on y arrivait un jour), en sachant que cette activité prendrait du temps, serait un engagement réel, et qu’il ne serait ni payé ni défrayé. il ne s’agit pas d’y passer ses journées mais plutôt de laisser la vie se dérouler, discuter autour de soi des sujets comme on fait d’habitude, avec pour objectif d’essayer de faire le lien entre le peuple et l’assemblée, afin que les questions de uns soient répondues par les autres.

 

on pourrait envisager des antennes régionales, et des sujets de réflexion, à soumettre ou pas en fonction de l’intérêt des uns ou des autres et de l’importance des sujets.

Bien entendu, l’élection des constituants sera faite par tirage au sort…

 

enfin plein de petits boutes d’idées qu’il faudrait m’aider à mettre en place, à organiser, à modifier, transformer… mais en tous cas faire quelque chose !!

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