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Peuples du monde, relevez-vous !

Posté par calebirri le 23 septembre 2011

Nous vivons vraiment une époque incroyable : non contents d’avoir réussi à faire s’effondrer un système qui ne tenait plus qu’à un fil, nos gouvernants tentent aujourd’hui d’en reconstruire un autre encore plus injuste, et cela sous le regard ébahi de tous les peuples du monde, trop abasourdis par les catastrophes qui se déversent en cascades sur toutes nos certitudes conditionnées pour savoir comment réagir.

 

On le voit bien, on le sent bien, le monde que nous avons connu est en train de se transformer à une vitesse incroyable, et les décisions qui seront prises à l’occasion des évènements que nous traversons actuellement détermineront pour longtemps les conditions d’existence des futures générations. Car à travers cette crise c’est bien plus que l’avenir des banques ou celui des Etats qui sont en jeu, et même bien plus que les intérêts des seuls pays riches : c’est le système tout entier qui se trouve remis en cause, l’Histoire de l’humanité toute entière qui sera bouleversée ; c’est-à-dire toutes nos certitudes, tous nos espoirs, toute notre histoire, personnelle et collective qu’il nous faudra remettre en question. Comme je l’évoquais il y a peu, nous sommes en train de nous apercevoir non seulement que nous avons fait fausse route jusqu’à maintenant, mais qu’en plus on nous a délibérément trompés, et que nous avons été les victimes consentantes d’une sorte de mystification collective

 

Tous ceux qui ont bien appris leur leçon, bien écouté ce que les aînés racontaient, qui ont suivi les règles, accepté les limites, tous ceux qui se sont soumis à un système qu’ils croyaient juste et à une idéologie qu’ils croyaient sans faille sont en train de se rendre compte qu’en réalité ils ont été les dindons de la farce : on leur avait promis qu’ils trouveraient du travail, que leurs sacrifices pour acquérir une maison, suivre leurs études, enfin pour “réussir” leur vie “honnêtement” et par leur travail, mais on leur apporte la crise : une crise qui met en lumière les horreurs d’une mondialisation injuste et mortifère à laquelle ils participaient jusqu’à maintenant “sans le savoir”, et qu’on voudrait bien les voir maintenant assumer “en le sachant”. Une crise arrivée comme par hasard, imprévue et soi-disant imprévisible, alors même que tous les opposants critiqués, moqués et ridiculisés pour leur pessimisme persistant la redoutaient bien avant qu’elle ne survienne.

 

Nous nous sommes  faits rouler dans la farine, et nous restons là plantés comme pétrifiés, tels des chats domestiques engraissés par des maîtres inconscients, incapables une fois asservis de se nourrir ou de se défendre seuls. Hébétés devant notre télévision, nous attendons encore qu’on vienne nous vendre une solution “clés en main”. Nous attendons bien sagement de savoir ce que nos dirigeants décideront pour nous, tandis que nos dirigeants réfléchissent, eux, à la meilleure manière de conserver le “statut international” de la nation dont ils ont la charge sans perdre leur pouvoir.

 

Car s’il est bien une certitude dans toute cette histoire, c’est que dans les deux options envisagées pour résoudre la crise, le coût du sauvetage des banques comme de celui des Etats sera pour l’essentiel supporté par le peuple. Il apparaît tout de même assez clairement, aux vues des évènements récents, que ni les riches ni les puissants ne songent à faire d’autres sacrifices que symboliques, et que ces deux forces se sont mises d’accord au moins sur une chose, c’est que le peuple paiera.  Peu importe que l’on sauve les banques pour sauver les Etats ou que l’on sauve les Etats sans sauver les banques, à la fin la facture retombera toujours sur les pauvres.

 

Et si le peuple paiera, c’est parce qu’il n’est pas une force assez puissante pour être considérée comme un acteur de poids dans la négociation. Le peuple n’est qu’un facteur à “maîtriser”, et non pas le souverain qui règne. Ceux qui règnent, ce sont ceux qui imposent leurs choix. Et les preuves de ce mépris vis à vis du peuple, de ce manque de considération de la part des dirigeants, nous les trouvons tous les jours dans les journaux : quand on voit avec quel cynisme on laisse crever les Africains, avec quelle insouciance on laisse les pauvres d’Europe sans soutien, avec quelle force on défait la justice, avec quelle confiance on nous annonce le recul prochain de  l’âge de départ en retraite, avec quelle hypocrisie on refuse de considérer le peuple palestinien, avec quelles méthodes on dirige nos pays, on ne peut que s’inquiéter des choix qui seront pris en notre nom…

 

Rendez-vous compte, on nous annonce désormais la fin de l’euro ou la modification de la Constitution sans éprouver un quelconque besoin d’en référer au peuple, pourtant le premier (et le seul) concerné par les réformes que le gouvernement prend (en théorie) en son nom, et personne ne s’en émeut ? Cela fait maintenant plusieurs mois que tous les signaux sont au rouge, et personne ne s’étonne qu’on ne nous consulte pas, nous le peuple ? Cela fait des semaines qu’on glorifie le “printemps arabe”, et nous sommes encore si peu dans la rue ?

Qu’attendons-nous pour réagir, et refuser ce qui nous attend ? Si le peuple a été si longtemps méprisé, c’est tout simplement parce qu’il n’est pas assez uni, et ne peut être sans cela considéré comme une force. Et pourtant nous sommes une force ! Nous le peuple, nous constituons le seul rempart capable de lutter à la fois contre la finance et la politique. Nous devons être capables d’ouvrir les yeux pour comprendre et refuser d’accepter le monde injuste dans lequel nous vivons, et auquel nous participons de gré ou de force. Nous devons nous rassembler pour dire ensemble et d’une même voix que nous ne voulons plus d’eux, et que nous sommes le peuple souverain. Ce sont “eux” qui ont besoin de nous. Nous, nous n’avons pas besoin d’eux.

 

Nous n’avons plus le droit de nous cacher la réalité objective que met en lumière cette crise, à savoir que dans le capitalisme si le malheur des uns fait le bonheur des autres, le bonheur des uns fait aussi le malheur des autres. Même si nous nous relevons de cette crise dans le cadre du capitalisme, d’autres trinqueront à notre place. La vraie leçon, c’est que les peuples de tous les pays sont victimes du même ennemi, le capitalisme, et de ses deux agents la politique et la finance. Unissons-nous contre eux, et rendons-les inutiles : attaquons les partout où ils sont le plus vulnérables, et mettons-en place les conditions d’un monde meilleur . Autour de cette seule et même revendication, pour tous et partout dans le monde, exigeons la fin de la dictature du capitalisme et la convocation des Etats Généraux pour la création d’une Assemblée Constituante.  Cessez donc vos manifestations corporatistes à des jours différents et pour des motifs de castes pour vous unir derrière un même espoir, arrêtez de signer des dizaines de pétitions pour n’en signer qu’une seule, réclamez à vos élus un référendum d’initiative citoyenne pour appuyer la mise en place de cette Assemblée Constituante, arrêtez de voter pour des corrompus de droite et de gauche pour vous concentrer sur l’avenir et le fonctionnement de l’Assemblée Constituante, n’acceptez d’eux que ce dont vous ne pouvez vous passer, et engagez-vous !

 

Cette mascarade a assez duré, levons-nous, unissons-nous et agissons, pour ne pas que l’Histoire se répète. Nous en avons encore les moyens, alors profitons de cette fenêtre ouverte par la crise pour construire ensemble un autre futur… car à défaut d’être nos juges, nos enfants pourraient bien être nos victimes.

 

Caleb Irri

http://calebirri.unblog.fr

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Assemblée Constituante : une proposition méthodologique

Posté par calebirri le 9 janvier 2011

Créer une Assemblée Constituante est le rêve inavouable de millions de citoyens désireux de voir changées les règles du jeu qu’on nous impose un peu partout dans le monde. Bien conscients que les contre-pouvoirs prévus pour lutter contre les dérives autoritaires ont échoué, certains que la Constitution ne suffit plus à garantir leurs légitimes revendications de justice et de sécurité, sentant dans leur chair que leurs droits ne sont plus respectés, ils ont compris que le capitalisme avait dévoyé les principes fondateurs de la démocratie, et rendu obsolète la déclaration des droits de l’Homme et du citoyen.

 

Aujourd’hui, ce sont presque tous les articles de cet admirable texte qui sont piétinés, détruits, anéantis. Ce texte, censé servir de base à la rédaction de toutes les Constitutions dites « éclairées », a été peu à peu vidé de son sens au travers des âges, jusqu’à ce que la Constitution parvienne à laisser faire le contraire de ce pourquoi elle a été rédigée. Il nous faut désormais en faire une autre, capable de ne pas tomber dans les mêmes excès que ceux que nous subissons aujourd’hui. Car si le texte fondateur paraît plein de bonnes intentions, la réalité que nous offre sa pratique constitutionnelle laisse plus qu’à désirer.

 

Alors bien sûr il est aisé de se laisser aller à l’idée qu’en ré-écrivant une autre Constitution, nous pourrions régler à la fois les deux plus grands problèmes de notre monde actuel : la corruption financière de nos politiques et la misère d’un très (trop) grand nombre de personnes.  A travers une alliance naturelle et logique pour la conservation du pouvoir en un très petit nombre de mains, les riches et les puissants sont liés jusqu’à ne faire plus qu’un, si bien qu’ils organisent eux-mêmes les conditions de leur puissance : car en achetant les politiques, les puissants obtiennent le pouvoir de changer les lois, lois qui permettent de contrôler l’opinion à travers la possession de médias, qui permettent de subventionner la finance, de réduire les droits des travailleurs, de protéger les tricheurs, de mettre à l’abri les voleurs et les menteurs,  afin qu’ils deviennent toujours plus riches et plus puissants…

 

Comment faire alors pour mettre fin à ce cycle infernal ? Mettre la tête de nos gouvernants au bout de piques ? J’entends souvent ce genre de folie du désespoir. Et puis après, on installe une autre dictature ou on continue à s’étriper ?

D’autre part on sait bien que nos dirigeants ne nous laisseront pas l’occasion de changer de Constitution : pour peu qu’elle soit bien faite, elle ferait perdre aux plus puissants leur puissance, aux plus riches leur richesse, aux menteurs et aux voleurs tomber leur masque. Comment se sortir de ces deux alternatives inutiles ?

et bien créons-là nous-mêmes, cette Assemblée Constituante ! Puisqu’elle est censée remettre le citoyen au coeur de la démocratie en redonnant au peuple son véritable pouvoir, il faudra bien enfin que le citoyen se préoccupe de la chose publique. Puisque nous savons la classe politico-financière corrompue, qu’avons-nous besoin d’elle pour que le peuple décide ce qui lui semble être bon pour lui-même ?

 

Il n’est besoin que de méthode, et la chose est peut-être plus simple qu’il n’y paraît : en réalité c’est à des questions simples qu’il s’agit de répondre, comme je vous le soumets ci-dessous .

 

Afin de mettre en place cette Assemblée Constituante, il convient de définir :

I / Le rôle des Constituants

1_ L’âge des postulants(16, 18, 20, 30 ans ?)

2_ Les postulants (n’importe qui ?)

3_ Les modalités d’élection (élus ou tirés au sort ?)

4_ Le statut social des postulants (rémunérés, défrayés ou bénévoles ? Inéligibles par la suite ou pas ?)

II / La formation de l’Assemblée Constituante

1_ Le nombre de volontaires acceptés (1000, 10000 ou tous ?)

2_ Le nombre de Constituants participants (10, 100 ou 1000 ?)

3_ Le mode de formation de cette Assemblée ( à une date prévue ou une fois le nombre de candidats établi ?)

III / Le fonctionnement de l’Assemblée Constituante

1_ Déterminer la durée du processus constituant (6 mois, 1 an ou 2 ?)

2_ Définir les modalités de réunion de l’Assemblée (toutes les semaines ou tous les mois ? Sur internet ou en un lieu fixe ?)

3_ Définir l’organisation du travail de l’Assemblée (des groupes travaillant par sujet, ou par département, ou par région ? A partir des doléances du peuple ou des propositions de l’Assemblée, ou les deux à la fois ?)

4_ Etablir le cahier des charges à remplir par l’Assemblée (reprendre le squelette de l’actuelle Constitution ou en créer un nouveau ? Se baser sur la déclaration des droits de l’homme ou en rédiger une autre ?)

IV / Le contrôle des travaux de l’Assemblée par le peuple

1_ Les moyens de participation du peuple au projet constituant (par le biais d’un site internet, de référendums, de publications ?)

2_ Le droit de veto du peuple sur l’avancement des travaux de l’Assemblée (des votations à intervalles réguliers, des groupes de réflexion consultés, des spécialistes confrontés ?)

3_ Les modalités de validation du projet de l’Assemblée par le peuple (par référendum à la majorité plus une voix, ou aux deux tiers ? Proposé à l’adoption sujet par sujet ? à la fin du processus constituant, ou à plusieurs reprises durant le processus ?)

4_ La procédure en cas de rejet des travaux de l’Assemblée (faut-il tout recommencer, ou faire d’autres propositions ? Réélire de nouveaux Constituants, attendre de nouvelles doléances ?)

 

Nous n’avons pas besoin d’eux, et nous pouvons commencer dès maintenant. Il nous suffit de nous remettre à penser, et de prendre quelques minutes pour répondre à ces quelques questions, en fonction de ce que nous croyons être le plus juste pour tous, indépendamment de notre condition personnelle. Nous pouvons en débattre, et nous laisser un peu de temps pour cela. Ensuite il faudra agir, et choisir une méthodologie qui fait consensus. Une fois un nombre conséquent de citoyens prêts à s’engager dans la chose publique, il sera aisé de dégager un panel de volontaires suffisamment large pour qu’il puisse en ressortir une base militante et agissante assez solide pour mener à bien ce projet.

 

Je vous invite donc une fois de plus à venir « signer » l’appel de « la voie des peuples », et à ne pas négliger l’influence qu’aurait le soutien des parlementaires sur l’opinion : si nous arrivons à les convaincre de la justesse du projet, alors ils en convaincront d’autres.

 

En attendant, il nous reste à développer les outils nous permettant d’engager le processus constituant, et je vais m’atteler d’ici peu à la mise en place d’un questionnaire permettant de faire réagir les volontaires à cette proposition méthodologique. Les idées, propositions ou critiques sont évidemment les bienvenues…

 

Caleb Irri

 

http://lavoiedespeuples.unblog.fr

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Quand le peuple a perdu jusqu’à la confiance en lui-même…

Posté par calebirri le 3 janvier 2011

Cela fait maintenant presque trois semaines que j’ai lancé un nouveau blog, « la voie des peuples », censé attirer et rassembler les voix citoyennes autour d’un projet simple, à savoir l’obtention d’un référendum concernant la mise en place d’une nouvelle Assemblée Constituante, destinée à créer une nouvelle Constitution.

 

Je savais dès l’origine les difficultés d’aboutir à un tel projet, et à vrai dire je ne m’étonne pas du peu d’émules que mon blog à suscités jusqu’ici : la diffusion d’un blog dépend de sa visibilité sur le net, et la visibilité dépend elle-même de la diffusion du blog. Cela peut paraître insoluble en théorie, mais la pratique ne s’en contente heureusement jamais !
Cependant il y a une chose dont je n’avais pas pris la mesure, à savoir les réactions à ce projet qui, loin de susciter l’approbation que j’attendais naïvement, attire au contraire les moqueries, le mépris ou l’indifférence. Ce n’est pas je crois l’idée en elle-même qui déplaît, mais plutôt le scepticisme et le défaitisme ambiants qui, dans la grande majorité des cas, l’emporte sur le réalisme supposé de l’action proposée : en effet, l’idée d’appeler presque 5 millions de personnes à se prononcer sur un blog rend compte du problème de comportement des masses, qui se trouve être théorisé en psychologie des foules par une relation mathématique complexe et contradictoire, à savoir qu’il existe un seuil, invisible, de retournement de l’opinion. En dessous d’un certain nombre (élevé) de participants à une action, un mouvement s’appuyant sur les masses n’a aucune chance de se développer ; mais s’il dépasse un certain seuil critique, alors tous ceux qui n’osaient pas se joindre au mouvement de peur de se voir minoritaires s’y rassemblent, sans qu’il n’y ait d’autre logique comportementale que celle du nombre, qui naturellement appelle la force.

 

C’est comme avec l’histoire du Bankrun, qui récemment a réussi à donner un bel exemple des possibilités offertes par internet, et par là même du seuil de retournement de l’opinion : au départ simple engagement citoyen lancé en forme de défi, le site ayant répercuté et transformé l’idée de Cantona en appel à l’action concrète s’est développé en à peine un mois et, dans les quelques jours précédant la date prévue, a réussi à engranger plus de 300 000 visites en très peu de temps. Le phénomène de « buzz » a fonctionné de la même manière que tous les autres mouvements : au départ méprisé et moqué, ce projet fut médiatisé en même temps que sa crédibilité augmentait, et sa crédibilité augmentait de par sa médiatisation : plus il y avait de visites, plus il y avait de visites.

 

Avec « la voie des peuples », le problème de sa diffusion est similaire, et les critiques qui en sont faites s’éteindraient d’elles-mêmes si le mouvement s’inversait : car les réticences d’aujourd’hui sont « l’opinion générale », alors qu’elles s’annihileraient d’elles-mêmes si « l’opinion générale » s’inversait. Ceux qui imaginent qu’un tel projet est voué à l’échec parce qu’il ne sera pas diffusé ne vont pas le diffuser, et ceux qui pensent que les gouvernants ne seront pas sensibles à la force du nombre ne créeront pas la force de ce nombre. Ceux qui croient impossible de vaincre les résistances d’une démocratie truquée l’affaiblissent encore, et ceux qui ne font pas confiance en la raison populaire ne lui donnent aucune chance de la voir se développer.

 

Car en réalité, l’ensemble des critiques qui me sont adressées sont les mêmes que celles adressées aux autres propositions, et proviennent en général de personnes dont les opinions sont « proches » de celles critiquées. Cela tourne autour des « yaka faut kon », des « ça n’intéresse personne », ou encore des « ça ne marchera jamais » et « ils sont trop forts ». Mais le fait est que ces critiques sont en réalité le symptôme de la même maladie, c’est à dire le manque de confiance accordée au peuple. Le problème semble devoir se poser ainsi : le peuple est trop stupide pour voter correctement, car il est conditionné à devenir stupide et servile depuis son enfance. Par conséquent, le faire participer à la « chose publique » revient à se soumettre aux volontés gouvernementales qui entretiennent l’incapacité de jugement de leur population. Il ne sert donc à rien de l’écouter, car il finira par voter comme en Suisse !

 

Pour ces critiques, une révolution populaire ne serait valable qu’au cas où la population serait déjà « éduquée », « déconditionnée » (ou conditionnée autrement ?) pour voter « bien ». Ce qui est impossible sans révolution préalable de l’éducation. On tourne en rond, on se mord la queue.

 

Mais cette manière de penser est bel et bien le seul frein à tout changement, et fait en plus le jeu de ceux qui veulent nous faire croire que rien ne peut changer. En effet comment espérer un quelconque changement si personne ne commence ? Comment croire en la démocratie sans croire en la capacité du peuple à se libérer de ses chaînes par lui-même ?

 

Il faut bien voir pourtant que les mensonges et les duperies de nos gouvernants sont chaque jour un peu plus perceptibles, et que le « pouvoir d’achat » est une donnée fiable qu’on ne saurait indéfiniment truquer : au bout d’un moment, nous finissons bien par nous apercevoir que le compte n’y est pas.

Et quand nous voyons que trois millions de personnes sont capables de se rendre dans la rue, alors que personne n’y croyait vraiment, alors pourquoi le double ne se rendrait-il pas sur internet ? Vous pensez que tout cela ne sert à rien ? Mais que se serait-il passé si le mouvement de grève avait perduré, ou que le nombre de participants ait été plus grand ? Que se serait-il passé si tous avaient retiré leur argent de la banque au même moment ?

Personne bien sûr ne le sait, mais tout le monde en revanche devrait savoir ceci : c’est le défaitisme de ceux qui n’y croient pas qui engendre l’échec, et non pas l’échec qui engendre le défaitisme.

 

Sans la confiance du peuple en lui-même, rien ne sera effectivement possible. Je ne sais pas comment la lui rendre autrement qu’en la testant nous-mêmes, individuellement confiant en la collectivité, et peut-être qu’à force d’auto-persuasion la limite numéraire que j’évoquais plus haut pourra être dépassée. Si par exemple ceux dont la volonté est plus grande que la peur, ou l’optimisme plus grand que le fatalisme, ne transmettaient le message ne serait-ce qu’à dix personnes de leur entourage qui en feraient de même, alors nous pourrions aller plus loin que les stupides messages promettant un bonheur « magique » ou une “bonne santé” surnaturelle. Car si la peur engendre le mal, la confiance peut l’anéantir. Ne faisons pas l’erreur de nous laisser aller à la peur, et sachons reprendre confiance. Nous avons jusqu’en 2012 pour cela.

 

Caleb Irri

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référendum d’initiative populaire : nous n’avons plus d’excuses

Posté par calebirri le 24 décembre 2010

Lorsqu’on réfléchit à la situation de notre monde, il n’est pas rare de sombrer dans le désespoir le plus profond tant le réel nous semble impossible à transformer. Pourtant les initiatives sont nombreuses, les propositions foisonnent, et les êtres regorgent de ressources qui devraient nous forcer à l’espérance : il existe des solutions, et il ne tient qu’à nous de les mettre en pratique.

 

Bien sûr le travail à accomplir est incommensurable, et les résistances sont immenses. Mais la solution est simple : il s’agit de faire un référendum d’initiative populaire, afin que les peuples puissent prendre part à la conduite de leur destinée, et décident de la voie qu’ils désirent emprunter.

 

J’ai déjà écris il y a peu sur le sujet, en regrettant vivement l’absence de loi organique précisant les modalités de tenue de ce référendum d’initiative populaire. Une fois de plus j’ai pu me rendre compte du pessimisme ambiant, et surtout du manque flagrant de confiance accordée par le peuple à la classe politique dans son ensemble : pour la plupart c’est perdu d’avance. C’est vrai que tout semble fait pour nous conduire sinon à la lassitude, du moins à l’inaction : la vie quotidienne et son incroyable fugacité, les problèmes nationaux et internationaux, les enjeux économiques et sociaux, les incohérences juridiques, l’infinie complexité législative… tout est si difficile à appréhender, à comprendre, qu’il est certainement plus simple d’abandonner notre pouvoir à nos élus que de l’assumer nous-mêmes.

Mais aujourd’hui plus qu’hier, après l’adoption du projet de loi sur ce fameux référendum d’initiative populaire, nous n’avons plus le droit de nous laisser aller. Bien sûr cette adoption ne règlera pas tout, et ce référendum n’en demeure pas moins en réalité un référendum d’initiative « parlementaire », qui peut se retrouver rapidement annihilé par le jeu parlementaire habituel. Mais qu’à cela ne tienne, le peuple est souverain ! en contraignant nos parlementaires à lancer cette initiative, nous avons le pouvoir d’exiger un référendum sur la volonté de la part du peuple d’obtenir une Assemblée Constituante, et même de faire jouer en notre faveur les failles constitutionnelles qui nous ont nui jusqu’à maintenant : au-delà d’un certain délai pour l’examen de la proposition de loi, un référendum est exigé. Qu’il en soit donc ainsi.

 

Je propose donc à tous de venir se rassembler autour de cette volonté commune, loin des clivages politiques, et exiger la tenue d’un référendum d’initiative vraiment populaire, concernant la mise en place d’une Assemblée Constituante destinée à établir les bases d’une nouvelle Constitution.

 

C’est par le biais d’un sondage que seront comptabilisées les voix citoyennes, et je ne vous cache pas que la tâche est ardue, car c’est plus de 4, 5 millions de votes qu’il faut atteindre pour justifier de notre légitimité. N’hésitez donc pas à répercuter ce message, et surtout à faire vivre l’espoir de véritables changements dans notre pays, et peut-être ailleurs aussi.

 

Ensuite, et pour coller à la législation en vigueur, je propose également un texte, une « lettre ouverte aux parlementaires« , afin que tous  les citoyens engagés puissent la soumettre à signature de leurs élus, et jugent ainsi de leur engagement démocratique : la liste des signataires, ainsi que des non-signataires, sera affichée publiquement.

 

Je vous invite donc tous à cesser le fatalisme pessimiste qui nous paralyse, et à faire entendre dès à présent votre voix par cet intermédiaire, à l’adresse « http://lavoiedespeuples.unblog.fr »

 

Nous n’avons plus d’excuses, il faut reprendre la route : cela ne dépend plus que de nous.

 

Caleb Irri

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Fonctionnement de ce site

Posté par calebirri le 12 décembre 2010

L’objectif de ce site étant la mise en place d’une Assemblée Constituante,  j’ai donc décidé de me lancer, car en réalité plusieurs évènements m’ont définitivement poussé à franchir le pas.

Tout d’abord, je dois avouer que cherchais désespérément un moyen de créer un site capable de fournir la structure nécessaire à l’élaboration participative d’une Nouvelle Constitution, et il s’est avéré que je l’ai trouvé il y a peu de temps : c’est le Plan C d’Etienne Chouard . Ce projet existant, il ne me manquait plus que l’affaire du Bankrun, qui a eu le mérite de montrer à tous (et à moi-même) la force de rassemblement qu’internet rend possible. Cela est réellement positif, et l’affaire Wikileaks a fini de me convaincre : la révolution citoyenne doit se produire sur internet ou pas du tout.

 

Alors je me suis lancé. Pourquoi pas tenter de rassembler sur un même site les initiatives qui existent disséminées sur la toile, et les proposer aux peuples de manière orientée vers un objectif commun : celui d’obtenir la création d’une Assemblée Constituante que de très nombreux citoyens réclament depuis si longtemps.

En cumulant toutes les idées positives, légales et non violentes à une volonté et une unité fortes,  nous devrions pouvoir porter plus fort la voix des peuples, qui veulent suivre une autre voie que celle qu’on leur impose.

 

Bien sûr les choses vont se mettre en place doucement, mais pour tout dire l’objectif est 2012, à moins que les évènements ne se précipitent d’ici là… nous ne sommes jamais à l’abri d’une bonne surprise, n’est-ce pas ?

 

En commençant par un appel, « internautes de tous les pays, unissez-vous ! », j’aimerais qu’il conduise en fait à la diffusion, la traduction, et surtout la signature du texte « la voie des peuples« . Ce texte n’est pas figé et peut être modifié, ou complètement réécrit s’il ne convient pas, j’attends les propositions. Et cette signature s’effectue pour le moment à travers un sondage simple, en forme de référendum. L’idéal serait d’obtenir 5 millions d’adresses IP, mais comme vous le scepticisme me conduit à en espérer seulement « le plus possible » ; c’est à vous de voir ce que vous voulez en faire !

 

Au fur et à mesure que le temps me permettra d’avancer sur ce projet (avec l’aide des bonnes volontés qui voudront bien s’y coller), devraient être proposées différentes rubriques dont la plus « concrète » sera explicitée à la page « Constituante« , destinée à rassembler les soutiens d’élus actuels (députés et sénateurs) et les promesses des futurs candidats aux élections de 2012.

 

Pour ce qui est de l’apparente redondance entre les « pages » et les « catégories », je pense que les pages serviront d’explicatif de ce qui se trouvera ensuite classé dans les catégories, pour une meilleure compréhension des choses.

Il sera possible, à travers les différentes catégories, de me proposer des éléments constructifs pour mettre en place une sorte de « feuille de route » précisant les modalités de fonctionnement de cette assemblée, ce qui se construira avec le temps.

Dans « la boîte à idées », j’aimerais que les visiteurs me soumettent des initiatives en cours, des luttes sociales à défendre, des projets qui fonctionnent pour lutter contre les dérives actuelles.

 

Il se peut que ce blog se mette en place lentement, et j’ai besoin pour qu’il fonctionne, qu’il soit relayé le plus possible. Je contacterai le maximum de ceux que j’estime pouvoir être sensibles à cette initiative, et attend de la part de ceux qui me suivent régulièrement de ne pas me laisser me débattre seul avec ce projet, et d’en faire quelque chose de vraiment constructif.

 

Pour toute question, me contacter par l’intermédiaire d’un commentaire…

 

Merci

 

Caleb Irri

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La voie des peuples

Posté par calebirri le 12 décembre 2010

Les peuples sont en colère. Ils sont en colère parce qu’ils savent que le monde ne suit pas la bonne direction, et que ses dirigeants ne veulent pas écouter leurs plaintes. Ils savent aussi que ces mêmes dirigeants les ont trompé, asservi, conditionné. Et ils reconnaissent en être les premiers coupables, du fait de leur passivité.

 

Mais aujourd’hui, ils ont compris. Ils ont compris que dans le jeu qui se joue actuellement,  ils seront la seule et unique victime. Et ils le refusent. Ils désirent retrouver leur liberté, celle de conduire eux-mêmes leur propre destinée. Conscients de leurs fautes et de leurs faiblesses, ils ont aussi compris que la planète était fragile, et qu’ils n’étaient en réalité qu’un seul et même peuple. Ils ont compris que le système qui devait nous apporter le bonheur universel a failli ; et que loin d’être capable de nous l’apporter, il nous a plutôt conduit aux excès les plus néfastes pour lui-même : la misère, la haine, la guerre et puis surtout la peur.

 

Il faut que cela cesse, et que la peur change de camp : les moyens existent. Grâce à internet, il est désormais possible pour les peuples de communiquer, et d’agir ensemble, partout et en même temps. Cette liberté, nous le savons tous, n’est que temporaire, car elle fait peur pour ces mêmes raisons. Mais pour le moment elle existe toujours, et il faut nous en saisir, car les peuples doivent pouvoir décider par eux-mêmes de la voie qu’ils désirent emprunter ; c’est sans doute une de leurs dernières chances.

 

Pour faire entendre leur voix et faire respecter leur volonté, les peuples ont décidé d’agir.

Ils exigent par la présente la formation, dans les plus brefs délais, d’une Assemblée Constituante destinée à écrire une nouvelle Constitution, à la fois plus juste et plus humaine.

Dans le cas où cette légitime exigence ne serait pas suivie d’effets, les peuples s’engagent à recourir dès à présents aux moyens suivants, ensemble ou séparément :

Premièrement, l’extension du « bankrun » à l’ensemble des pays , de manière à pouvoir peser sur nos dirigeants par l’intermédiaire du système qui les domine eux-aussi, les banques.

Deuxièmement, le conditionnement de leurs suffrages lors de la prochaine échéance électorale à l’existence de cette proposition constituante dans le programme des futurs candidats.

Troisièmement, la mise en place d’une pétition nationale pour réclamer la création de cette assemblée, dont les résultats serviront d’exigence légitime auprès de nos élus actuels, et du gouvernement lui-même.

 

Cette pétition sera mise en place, pour l’instant,  sous la forme d’un sondage dont les termes seront les suivants :

 

désirez-vous la mise en place d’une assemblée constituante libre et indépendante, dans le but d’écrire une nouvelle Constitution ?

 

pour en savoir plus, rendez-vous à l’adresse suivante : http://lavoiedespeuples.unblog.fr

 

Caleb Irri

http://calebirri.unblog.fr

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A propos

Posté par calebirri le 5 décembre 2010

Bonjour,

 

sur ce blog j’ai décidé de tenter le coup : trouver, avec votre aide, une voie permettant aux peuples de faire entendre leur voix. Pour l’instant en construction, j’envisage de faire se rassembler ici les différentes initiatives qui existent déjà pour agir, et de proposer des moyens d’actions divers,  en essayant d’une part de réfléchir aux moyens dont nous disposons actuellement, et d’une autre de les voir diffusés au plus grand nombre.

 

je n’ai malheureusement pas beaucoup de temps pour mettre tout en route d’un seul coup, et je rajouterai donc sans doute quelques rubriques au fil du temps, en espérant obtenir de la part des lecteurs des liens, des idées, des propositions…

 

on verra comment cela se passe, mais en attendant je démarre comme cela, sur le fil. vous pouvez aussi me proposer de modifier l’appel « la voie des peuples », tout sera discutable ici.  j’expliquerai bientôt plus en détail la manière dont j’entrevois l’utilité de ce blog.

 

Caleb Irri

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